Une famille de déplacés dans un centre d'accueil à Beyrouth, en novembre 2024. Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Plus de 540 000 personnes auraient quitté le Liban pour la Syrie, dont 63% de Syriens et 37% de Libanais, après l’escalade des hostilités au cours du mois écoulé, entre Hezbollah et l’Etat hébreu, selon un rapport du Haut-commissariat pour les réfugiés de l'ONU (HCR) publié mardi.
En outre, 886 028 Libanais et Syriens auraient été déplacés à l'intérieur du Liban selon des chiffres de l'Organisation internationale des migrations (OIM) et du HCR, alors que les autorités libanaises affirment pour leur part que le conflit a fait 1,2 million de déplacés.
Dans son rapport, le HCR affirme que plus de 97 000 réfugiés syriens au Liban ont été déplacés par le conflit en cours depuis le début de la guerre en octobre 2023, dont plus de 80 500 depuis le 23 septembre 2024, date de l'intensification des frapes. Le HCR estime qu'au moins 340 000 réfugiés syriens résidaient dans les régions les plus touchées par les hostilités.
Besoins urgents
Depuis le 23 septembre 2024, plus de 413 700 Libanais et réfugiés affectés bénéficient d'un certain type d'assistance en espèces de l'ONU, et plus de 502 300 personnes au total depuis octobre 2023, assure l'agence onusienne. Par ailleurs, 323 410 articles de première nécessité dont des matelas, des couvertures, des ustensiles de cuisine et des lampes solaires ont été distribués depuis le 23 septembre à 193 000 déplacés, dont 90 % de Libanais. Le HCR a par ailleurs pris en charge le traitement de 190 réfugiés blessés depuis septembre, avec un total de 226 personnes soignées aux frais de l'agence onusienne depuis octobre 2023.
Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah il y a un peu plus d'un an, 79 323 personnes affectées ont reçu une aide à l'hébergement fournie par le HCR. Les besoins les plus urgents des déplacés sont aujourd'hui l'accès à des abris sûrs, à des articles de première nécessité, à des soins de santé, à de la nourriture, à une assistance en espèces et à des services de protection, poursuit le texte qui indique que les personnes ayant le plus besoin d'aide se trouvent surtout dans les régions de Saïda, Aley, Beyrouth et dans la Békaa Ouest.


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