Ivan Caracalla et Wang Ning à la signature de l’accord de coopération. Photo DR
Dans le cadre de l’initiative lancée par le ministère chinois de la Culture, le Forum de Pékin des arts du spectacle s’est tenu au Centre national des arts du spectacle (NCPA), l’une des plus prestigieuses scènes d’opéra au monde. Cet événement a réuni près de 300 représentants de 60 institutions artistiques de théâtre, venues de 30 pays à travers six continents. Parmi les nations présentes figuraient les États-Unis, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Liban, Oman, le Japon, la Corée du Sud, et bien d’autres. Les discussions ont porté sur des thèmes variés tels que le développement des talents émergents, la diffusion des arts pour sensibiliser un public cultivé, ainsi que la gestion des processus créatifs et la durabilité dans la production artistique.
Le metteur en scène Ivan Caracalla était invité pour la deuxième année consécutive à cette rencontre mondiale des élites culturelles. Le Théâtre Caracalla avait été récemment admis en tant que membre de la World Association of Performing Arts (WAPA), en reconnaissance de ses réalisations artistiques et de sa renommée internationale.
À cette occasion, le président du NCPA, Wang Ning, et Ivan Caracalla ont signé un accord de coopération visant à développer des productions artistiques communes et des échanges culturels entre la Chine et le Liban. Lors de son séjour à Pékin, Ivan Caracalla a également été invité à visiter l’Académie de danse de Pékin, qui a proposé au Théâtre Caracalla de rejoindre l’Alliance mondiale pour l’éducation en danse (WDEA). Cette organisation regroupe les 70 meilleures institutions de danse à l’échelle mondiale, et vise à promouvoir l’éducation en danse tout en célébrant la diversité culturelle.
Le Théâtre Caracalla entretient une relation de longue date avec la Chine, où il a présenté plusieurs spectacles, dont les emblématiques Les Mille et Une Nuits et La Route de la soie, au NCPA. Ces collaborations ont permis à Ivan Caracalla de tisser des liens solides avec des institutions chinoises et des artistes locaux avec le soutien permanent de l’ambassade de Chine à Beyrouth.
Dans son discours devant les invités du forum, Ivan Caracalla a souligné l’importance des échanges culturels pour le progrès commun : « L’art est un moyen de connecter le passé et le présent, tout en préservant la mémoire collective des civilisations. Il nous guide vers un avenir plus éclairé. » Il a rappelé aussi que « l’art va au-delà de la simple esthétique. Lorsqu’il est porté par des principes de durabilité et de responsabilité sociale, il devient un puissant levier pour sensibiliser aux enjeux environnementaux et sociaux ». Tout en exprimant sa fierté d’avoir, à travers sa participation à cet événement mondial, porté la voix du Liban et de sa culture, il a conclu en ces termes : « Je suis particulièrement honoré d’avoir pu rappeler au monde que le Liban ne meurt jamais, quelles que soient les épreuves. »

