Le vice-premier ministre et ministre d'État chargé des affaires de défense, Saud Bin Abdulrahman al-Thani (à droite), accueille le ministre français des forces armées, Sébastien Lecornu, avant leur rencontre à Doha, le 17 novembre. AFP PHOTO / QATAR NEWS AGENCY
Le ministre français des Armées, en tournée dans le Golfe, a indiqué mardi à Abou Dhabi avoir évoqué avec ses homologues de la région la nécessité de soutenir l'armée au Liban, où Israël est en guerre ouverte contre le Hezbollah depuis fin septembre.
"Il n’y a pas de meilleure solution à ce stade que de respecter la résolution 1701 (de l'ONU) et de soutenir les forces armées libanaises", a déclaré à l'AFP Sébastien Lecornu, au moment où les efforts diplomatiques s'intensifient pour parvenir à un cessez-le-feu.
Avant les Emirats arabes unis, où il a rencontré mardi le président Mohammed ben Zayed et son ministre chargé de la Défense, M. Lecornu s'était rendu au Qatar et en Arabie saoudite.
"J'ai redit à chaque homologue que nous avons besoin d'eux pour soutenir les forces armées libanaises, tant dans dans le rôle central qu'elles jouent en matière sociale que sur le volet sécuritaire", a-t-il indiqué en estimant qu'il "faudra imaginer un accompagnement plus opérationnel sur le terrain militaire".
La tournée du ministre français dans le Golfe intervient alors que l'émissaire spécial du président américain, Amos Hochstein, était en visite mardi au Liban, pour tenter d'obtenir un accord de cessez-le-feu, basé sur l'application de la résolution 1701.
Le texte, qui avait acté la fin de la précédente guerre Israël et le Hezbollah en 2006, stipule que seuls les Casques bleus et l'armée libanaise doivent être déployés dans le sud du Liban frontalier d'Israël.
Mais "pour permettre la sécurisation de la frontière entre Israël et le Liban, et pour renforcer la souveraineté du Liban, il faut que les forces armées soient véritablement armées!", a dit M. Lecornu.
Le gouvernement libanais dit être prêt à déployer l'armée à la frontière en cas d'accord de cessez-le-feu avec Israël et a décidé de recruter 1.500 nouveaux soldats. Le Premier ministre, Najib Mikati, avait déclaré en octobre que 4.500 militaires se trouvaient actuellement dans le sud et vouloir faire passer leur nombre à "entre 7.000 et 11.000".
Depuis l'effondrement de l'économie libanaise en 2019, l'armée libanaise peine à subvenir aux besoins essentiels de ses 80.000 militaires. Elle a notamment bénéficié d'aides ponctuelles du Qatar et des Etats-Unis.
En octobre, la France a organisé une conférence d'aide ayant permis de récolter un milliard de dollars pour le Liban, dont 200 millions pour son armée.
L'institution a par ailleurs joué un rôle important dans la lutte contre le terrorisme et pourrait permettre aujourd'hui de "prévenir toute forme de grave tension interconfessionnelle", a souligné Sébastien Lecornu.
"Il n’y a pas de meilleure solution à ce stade que de respecter la résolution 1701 (de l'ONU) et de soutenir les forces armées libanaises", a déclaré à l'AFP Sébastien Lecornu, au moment où les efforts diplomatiques s'intensifient pour parvenir à un cessez-le-feu.
Avant les Emirats arabes unis, où il a rencontré mardi le président Mohammed ben Zayed et son ministre chargé de la Défense, M. Lecornu s'était rendu au Qatar et en Arabie saoudite.
"J'ai redit...


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