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Visite à Téhéran du ministre syrien des Affaires étrangères


Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à droite) accueillant son homologue syrien Bassam al-Sabbagh avant une réunion à Téhéran, le 19 novembre 2024. AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accueilli mardi à Téhéran son nouvel homologue syrien, Bassam al-Sabbagh, dernière en date d'une récente série de rencontres entre hauts responsables des deux pays alliés. Au cours de cette première visite à Téhéran depuis sa prise de fonction en septembre, M. Sabbagh doit rencontrer des responsables iraniens, ont rapporté les médias locaux, sans plus de précisions. 

Lors d'une conférence de presse conjointe, M. Araghchi a réaffirmé le soutien de l'Iran à la Syrie et aux groupes alliés de Téhéran dans la région. "La République islamique d'Iran sera toujours aux côtés de la Syrie et de l'axe de la résistance", un ensemble de groupes soutenus par l'Iran opposés à Israël, "et n'hésitera pas à apporter tout le soutien nécessaire", a-t-il souligné.

La visite du ministre syrien intervient moins d'une semaine après celle d'Ali Larijani, conseiller du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui s'est rendu en Syrie pour rencontrer le président Bachar al-Assad, un allié de longue date de l'Iran. Et le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasrizadeh, était à Damas le weekend dernier pour des discussions avec des responsables syriens. Abbas Araghchi s'était pour sa part rendu en Syrie en octobre dans le cadre d'une tournée régionale, juste avant la première attaque confirmée d'Israël contre des sites militaires en Iran.

Le 26 octobre, l'armée israélienne a admis avoir attaqué des cibles militaires sur le territoire iranien, lors d'une opération présentée comme des représailles à des tirs par l'Iran de missiles contre Israël le 1er octobre. Téhéran avait dit le 1er octobre riposter à la frappe israélienne qui a coûté la vie au chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, et à un général iranien au Liban, et à l'assassinat en Iran du chef du Hamas palestinien Ismaïl Haniyeh, imputé à Israël. Le 13 avril, l'Iran a lancé des missiles et des drones contre Israël en riposte à une frappe attribuée à Israël qui a détruit le consulat iranien à Damas. Téhéran a promis de répondre au frappes israéliennes du 26 octobre.

L'Iran ne reconnaît pas l'Etat d'Israël et fait du soutien à la cause palestinienne un des piliers de sa politique étrangère depuis l'instauration de la République islamique en 1979. Israël a mené depuis le début en 2011 de la guerre civile en Syrie des centaines de frappes visant les forces loyalistes ou les alliés pro-iraniens de Damas. Il a intensifié ses frappes ces dernières semaines sur le territoire syrien dans un contexte régional explosif, son armée affrontant le Hamas palestinien dans la bande de Gaza et le Hezbollah au Liban.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accueilli mardi à Téhéran son nouvel homologue syrien, Bassam al-Sabbagh, dernière en date d'une récente série de rencontres entre hauts responsables des deux pays alliés. Au cours de cette première visite à Téhéran depuis sa prise de fonction en septembre, M. Sabbagh doit rencontrer des responsables iraniens, ont rapporté les médias locaux, sans plus de précisions. 

Lors d'une conférence de presse conjointe, M. Araghchi a réaffirmé le soutien de l'Iran à la Syrie et aux groupes alliés de Téhéran dans la région. "La République islamique d'Iran sera toujours aux côtés de la Syrie et de l'axe de la résistance", un ensemble de groupes soutenus par l'Iran opposés à Israël, "et n'hésitera pas à...