Une maison détruite sur le site d'une frappe aérienne qui a visé l'entrée est de la ville de Tyr, au sud du Liban, le 19 novembre 2024, dans le cadre de la guerre entre Israël et le Hezbollah. Photo AFP KAWNAT HAJU
La plainte se situe dans le cadre de plaintes périodiques présentées régulièrement par le ministère des Affaires étrangères par le biais de la Mission permanente du Liban auprès des Nations unies à New York pour documenter les effets de l'agression israélienne et ses répercussions sur le Liban, et rappeler à la communauté internationale la nécessité d’y mettre fin, rapporte notre correspondante Hoda Chédid.
La récente plainte détaille les attaques menées par Israël depuis la dernière plainte soumise par le Liban, début novembre. Elle fait référence à l'enlèvement du Libanais Imad Amhaz à Batroun, à l'incursion terrestre d’Israël, à la destruction de villages entiers et de quartiers résidentiels comme à Yaroun, Aïtaroun, Maroun el-Ras, Meis el-Jabal, en plus du ciblage continu de l'armée libanaise, d’installations civiles et de civils comme à Tyr, Barja (caza du Chouf), Almat (caza de Jbeil) et Aïn Yacoub (Akkar), faisant des dizaines de victimes.
La plainte énumère également les attaques contre des véhicules, des centres ambulanciers et du personnel à Adloun (caza de Saïda), Deir Qanoun, Ras al-Ain et Aïn Baal (caza de Tyr), qui ont entraîné la mort de 11 secouristes, ainsi que les attaques contre des bâtiments du patrimoine historique à Baalbeck et Nabatiyé.
Dans sa plainte, le Liban a demandé une nouvelle fois au Conseil de sécurité de condamner l'agression israélienne, de prendre des mesures fermes pour y mettre fin, d'obliger Israël à se retirer immédiatement et inconditionnellement du territoire libanais occupé et de mettre en œuvre la résolution 1701 du Conseil de sécurité à laquelle le Liban adhère totalement, afin d'assurer la sécurité et la stabilité de la région.
Le Liban a prévenu que l'agression israélienne aurait de graves conséquences politiques et sécuritaires et nuirait aux efforts visant à instaurer la stabilité le long de la Ligne bleue. Et ce à moins que le Conseil de sécurité n’impose un cessez-le-feu, comme le prévoient ses résolutions.


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