Ghassan Hasbani, député des Forces libanaises (FL). Photo X/@GhassanHasbani
Un député des Forces libanaises (FL), Ghassan Hasbani, a estimé mardi que le président du Parlement, Nabih Berry, « ne représente pas l'État libanais dans sa fonction » car son positionnement « ne représente pas nécessairement les Libanais », dans les négociations indirectes actuellement menées par l'intermédiaire de l'émissaire américain Amos Hochstein, en tournée au Liban.
Dans des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), M. Hasbani estime qu'il « n'y a pas de position libanaise aujourd'hui. Les négociations ont lieu entre Israël via les États-Unis et le Hezbollah via celui qu'il a désigné comme médiateur, à savoir Nabih Berry. » Mais celui-ci « ne représente pas l'État libanais dans sa fonction, car la position qu'il exprime ne représente pas nécessairement celle des Libanais », a-t-il poursuivi.
L'envoyé américain s’est rendu ce matin à Aïn el-Tiné pour des discussions sur un projet de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, en présence de l'ambassadrice des États-Unis au Liban, Lisa Johnson. Les efforts américains se sont intensifiés dernièrement pour épargner au Liban le scénario d’une guerre totale, parallèlement à une escalade meurtrière sur le terrain.
« Les représentants du peuple libanais - les députés - ne sont pas informés des détails des propositions et se contentent de ce qui est relayé par les médias. Ce que nous percevons, c'est la position du parti chiite et de ses représentants désignés, et non celle de l'État libanais », a regretté le député FL, dont le parti est farouchement opposé au Hezbollah.
M. Hasbani a également insisté sur « une solution durable qui garantisse la souveraineté de l'État libanais et l'exclusivité des armes aux mains de l'armée » qui permettront à l'État d'« assumer pleinement la responsabilité des accords signés et la mise en œuvre les résolutions internationales 1559, 1680, 1701 ainsi que de l'accord de Taëf. »
Et de conclure: « Ce n'est pas l'État libanais qui a décidé de s'engager dans cette guerre, et ce n'est donc pas à lui qu'il revient d'y mettre fin, à moins que le monopole des armes ne lui soit restitué », dans une illusion a peine voilée au parti pro-iranien, déjà fustigé par les FL et d'autres pour le « front de soutien » qu'il a ouvert contre Israël au lendemain de l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, disant agir ainsi en appui au mouvement palestinien.

