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Dernières Infos - Conflit

Difficiles opérations de secours dans le nord de la bande de Gaza


Le Palestinien Moein Abu Odeh cherche des vêtements dans les décombres d'une maison détruite par l'offensive militaire israélienne, à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 18 novembre 2024. REUTERS/Hussam Al-Masri TPX IMAGES DU JOUR

La Défense civile gazaouie a indiqué lundi mener, mais avec difficulté, ses opérations de secours à Beit Lahia, dans le secteur nord de la bande de Gaza, théâtre de violents combats et visé par de meurtrières frappes israéliennes.

Au moins 34 corps, d'hommes, femmes et enfants, ont été retirés des décombres d'un immeuble de cinq étages de cette localité, ciblé dimanche par un raid israélien, et des dizaines de personnes restaient portées disparues.

« Des secouristes et des civils utilisent des outils rudimentaires pour chercher des survivants sous les décombres », a déclaré à l'AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile. « Nous espérons trouver des survivants mais avec le temps, l'espoir s'amenuise », a-t-il ajouté, rappelant que les premiers secours, comme le reste de la population, manquent de tout.

Depuis le début de la guerre, il y a plus d'un an, entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, la Défense civile du territoire n'a eu de cesse de réclamer l'entrée de matériel, notamment des outils de déblayage. Le 24 octobre, elle avait annoncé ne plus être en mesure de mener pleinement ses activités de secours dans le nord du territoire palestinien, en raison du manque de moyens et de « menaces » israéliennes sur ses équipes. « Un drone a visé un jeune homme qui conduisant un +touk-touk+ (petit véhicule à trois roues, NDLR) qu'il utilisait pour transporter les corps des martyrs », a décrit à l'AFP Abdullah Hammouda, un père de famille vivant près de l'immeuble touché.

Encore sidérée par « l'explosion terrifiante », son épouse, Abeer Hammouda estime que « si cela s'était produit dans un autre pays, le monde entier serait en train de s'indigner ».

L'armée israélienne a lancé le 6 octobre une opération terrestre d'envergure dans le nord de Gaza pour, selon elle, empêcher les combattants du Hamas d'y reconstituer leurs forces. Elle a annoncé dimanche la mort de deux de ses soldats dans le secteur. M. Bassal s'est inquiété lundi de la situation critique de plus de 70.000 résidents à Beit Lahia et dans la commune voisine de Jabalia, menacés par la faim, la soif et les bombardements israéliens incessants.

Des correspondants de l'AFP ont vu des personnes quitter Beit Lahia à pied, vers la ville de Gaza, plus au sud, dimanche soir. De nombreux enfants, des femmes, quelques hommes avançaient au milieu des décombres et des déchets, parfois couverts de poussière eux-mêmes. Souvent les bras chargés de sacs, certains tiraient des charrettes improvisées.

La Défense civile gazaouie a indiqué lundi mener, mais avec difficulté, ses opérations de secours à Beit Lahia, dans le secteur nord de la bande de Gaza, théâtre de violents combats et visé par de meurtrières frappes israéliennes. Au moins 34 corps, d'hommes, femmes et enfants, ont été retirés des décombres d'un immeuble de cinq étages de cette localité, ciblé dimanche par un raid israélien, et des dizaines de personnes restaient portées disparues.« Des secouristes et des civils utilisent des outils rudimentaires pour chercher des survivants sous les décombres », a déclaré à l'AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile. « Nous espérons trouver des survivants mais avec le temps, l'espoir s'amenuise », a-t-il ajouté, rappelant que les premiers secours, comme le reste de la...