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Dernières Infos - Liban-Sud

Une patrouille de la Finul ciblée par une quarantaine de tirs samedi, par des « acteurs non étatiques »


Une patrouille de la Finul ciblée par une quarantaine de tirs samedi, par des « acteurs non étatiques »

Un véhicule blindé de la Finul sur une route allant vers le Liban-Sud, le 12 novembre 2024. Photo Patrick Baz / AFP

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a affirmé, dans un communiqué publié dimanche, que l'une de ses patrouilles « a essuyé une quarantaine de tirs par-derrière, probablement de la part d'acteurs non étatiques », samedi au Liban-Sud. Les combats font rage dans cette région entre le Hezbollah et Israël de manière intensifiée depuis le 23 septembre dernier, date à laquelle l'État hébreu a amplifié son offensive au Liban.

« Hier (samedi) après-midi, une patrouille de la Finul composée de Casques bleus français et finlandais - qui effectuait une patrouille dans le village de Bedias (village du caza de Tyr) - a été confrontée à un refus de liberté de mouvement de la part d'un groupe d'individus, dont au moins un était armé », précise la Finul. « La patrouille a réussi à contourner l'obstacle et a poursuivi sa route. Environ une heure plus tard, alors qu'elle venait de traverser le village de Maaraké, elle a essuyé une quarantaine de tirs par-derrière, probablement de la part de membres d'acteurs non étatiques », poursuit le texte.

« Peu après que le chef de la patrouille a donné l'ordre d'accélérer pour sortir rapidement de la zone, tout en restant sur l'itinéraire prévu, la patrouille s'est mise à l'abri dans une base de la Finul à Deir Kifa. L'armée libanaise a été immédiatement informée de l'incident », ajoute le communiqué, qui précise que même si certains véhicules ont été touchés, aucun Casque bleu n'a été blessé.

« Les patrouilles de la Finul sont essentielles à la protection de la force et permettent aux soldats de la paix de s'acquitter en toute sécurité des tâches qui leur sont confiées », poursuit le texte, ajoutant qu'une enquête a été ouverte.

« Il est inacceptable que les soldats de la paix de la Finul, alors qu'ils accomplissent des tâches mandatées par le Conseil de sécurité, soient régulièrement pris pour cible. L'incident d'hier est un nouveau rappel brutal de la situation dangereuse dans laquelle les soldats de la paix opèrent quotidiennement dans le sud du Liban. Il incombe aux autorités libanaises de veiller à ce que les soldats de la paix de la Finul puissent s'acquitter des tâches qui leur sont confiées sans crainte ni menace », fustige le texte.

« Une fois de plus, la Finul rappelle à tous les acteurs des hostilités en cours de part et d'autre de la Ligne bleue qu'ils doivent éviter toute action mettant en danger les soldats de la paix de l'ONU. Ils doivent respecter l'inviolabilité du personnel et des locaux de l'ONU à tout moment », conclut le communiqué.

Comptant environ 10 000 Casques bleus, la mission de l'ONU est déployée au Liban-Sud depuis 1978 en tant que force tampon entre le Liban et Israël. Elle est notamment chargée de surveiller la Ligne bleue, délimitation fixée par l'ONU entre les deux pays. Fin octobre, le porte-parole de la mission, Andrea Tenenti, avait signalé que la Finul avait subi plus de 30 « incidents » en un mois, dont environ 20 attribués à des « tirs ou actions » des forces armées israéliennes. Vendredi soir, elle a annoncé qu'un obus d'artillerie avait frappé dans l'après-midi son quartier général du secteur-ouest à Chamaa, une localité du caza de Tyr au Liban-Sud.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a affirmé, dans un communiqué publié dimanche, que l'une de ses patrouilles « a essuyé une quarantaine de tirs par-derrière, probablement de la part d'acteurs non étatiques », samedi au Liban-Sud. Les combats font rage dans cette région entre le Hezbollah et Israël de manière intensifiée depuis le 23 septembre dernier, date à laquelle l'État hébreu a amplifié son offensive au Liban.« Hier (samedi) après-midi, une patrouille de la Finul composée de Casques bleus français et finlandais - qui effectuait une patrouille dans le village de Bedias (village du caza de Tyr) - a été confrontée à un refus de liberté de mouvement de la part d'un groupe d'individus, dont au moins un était armé », précise la Finul. « La patrouille a réussi à...