Un drapeau iranien. Photo AFP
Des militants des droits humains ont rendu hommage jeudi à un activiste iranien qui s'est ôté la vie quelques heures après avoir menacé de le faire sur X si quatre détenus, considérés comme prisonniers politiques, n'étaient pas libérés.
Kianoosh Sanjari, opposant aux autorités religieuses de la République islamique d'Iran, a finalement mis fin à ses jours, selon plusieurs militants et associations engagées dans la défense des droits humains. L'annonce de sa mort, généralement rapidement communiquée par les familles iraniennes lors du décès d'un proche, a également été largement diffusée sur les réseaux sociaux.
Kianoosh Sanjari avait demandé la libération de la militante chevronnée Fatemeh Sepehri, de Nasreen Shakarami, mère d'un adolescent tué lors des manifestations de 2022, du rappeur Tomaj Salehi et du militant des droits civiques Arsham Rezaei.
"S'il ne sont pas libérés de prison à 19h aujourd'hui, mercredi, et si l'annonce de leur libération n'est pas publiée sur le site des actualités de la justice, je mettrai fin à mes jours afin de protester contre le régime dictatorial de Khamenei et de ses complices", a-t-il déclaré en faisant référence au guide suprême Ali Khamenei. "Personne ne devrait être emprisonné pour avoir exprimé son opinion. La protestation est le droit de chaque citoyen iranien."
Dans son message sur X était également écrit: "Ma vie s'achèvera après ce tweet, mais n'oublions pas que nous mourrons et mourrons encore pour l'amour de la vie, non pas de la mort". Les circonstances exactes de son suicide n'étaient pas encore connues jeudi. La veille, l'opposant avait publié la photo d'une route, semblant avoir été prise du haut d'un immeuble de Téhéran.
"La République islamique l'a tué"
Plusieurs opposants ont exprimé leur tristesse, soutenant que ce suicide était révélateur du climat régnant en Iran depuis la répression des manifestations monstres de 2022.
D'après les défenseurs des droits humains, Kianoosh Sanjari avait fait l'objet d'arrestations et de convocations à de multiples reprises. Il était revenu en Iran en 2015 pour s'occuper de sa mère âgée, après avoir travaillé aux Etats-Unis pour la radio Voice of America.
"Sa mort est un avertissement pour chacun d'entre nous, révélant à quel point le prix du silence et de l'indifférence peut être élevé", a déclaré le militant Arash Sadeghi, détenu au cours des manifestations.
De son côté, la militante pour les droits des travailleurs Atena Daemi, libérée de prison en 2022, a dénoncé sur X: "La République islamique l'a tué à petit feu... Elle est responsable de sa mort."
Le fils du shah d'Iran déchu, Reza Pahlavi, basé aux Etats-Unis, a quant à lui décrit le combat "de la vie contre le régime de la mort et de l'exécution".
L'actrice britannique d'origine iranienne Nazanin Boniadi a appelé à "l'unité" des opposants. "Nous avons un ennemi commun: le régime de la République islamique. Comportons-nous en conséquence."
Des militants des droits humains ont rendu hommage jeudi à un activiste iranien qui s'est ôté la vie quelques heures après avoir menacé de le faire sur X si quatre détenus, considérés comme prisonniers politiques, n'étaient pas libérés.
Kianoosh Sanjari, opposant aux autorités religieuses de la République islamique d'Iran, a finalement mis fin à ses jours, selon plusieurs militants et associations engagées dans la défense des droits humains. L'annonce de sa mort, généralement rapidement communiquée par les familles iraniennes lors du décès d'un proche, a également été largement diffusée sur les réseaux sociaux.
Kianoosh Sanjari avait demandé la libération de la militante chevronnée Fatemeh Sepehri, de Nasreen Shakarami, mère d'un adolescent...


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