Des Palestiniens déplacés de force de Beit Hanoun marchant sur la route Salaheddine en direction du sud le 12 novembre 2024. Omaar Al-Qattaa/AFP
Des frappes militaires israéliennes ont tué au moins 14 Palestiniens dans la bande de Gaza aujourd'hui, selon Reuters, alors que les forces israéliennes ont intensifié leurs incursions dans la ville de Beit Hanoun, dans le nord de l'enclave, forçant la plupart des habitants restants à fuir.
Des résidents ont indiqué que les soldats israéliens assiégeaient des abris accueillant des familles déplacées et la population restante, estimée à plusieurs milliers de personnes, leur ordonnant de se diriger vers le sud à travers un poste de contrôle séparant Beit Hanoun et le nord de Gaza-ville.
Les hommes ont été retenus pour interrogatoire, tandis que les femmes et les enfants ont été autorisés à continuer leur route vers le sud, ont rapporté les résidents et les secouristes palestiniens.
La campagne menée par Israël dans le nord de la bande de Gaza et l'évacuation de dizaines de milliers de Palestiniens de la région ont alimenté les allégations des Palestiniens selon lesquelles Israël nettoie la région en vue de l'utiliser comme zone tampon et, éventuellement, de permettre le retour des colons juifs.
« Les scènes de la catastrophe de 1948 se répètent. Israël répète ses massacres, ses déplacements et ses destructions », a déclaré Saed, 48 ans, un habitant de Beit Lahiya, qui est arrivé à Gaza mercredi.
« Le nord de Gaza est en train d'être transformé en une vaste zone tampon, Israël procède à un nettoyage ethnique au vu et au su du monde impuissant », a-t-il déclaré à Reuters par le biais d'une application de chat.
Selon le ministère de la Santé palestinien, plus de 43 500 Palestiniens ont été tués à Gaza au cours de l'année écoulée. La bande de Gaza n'est plus qu'un champ de ruines et de décombres, où plus de deux millions d'habitants cherchent refuge dans des tentes de fortune et sont confrontés à des pénuries de nourriture et de médicaments.


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