Une femme âgée déplacée dans une salle de classe d'une école transformée en abri pour les personnes fuyant les bombardements israéliens sur la région de Baalbeck, dans la ville de Deir el-Ahmar à l'est du Liban, le 1er novembre 2024. AFP / Noor Habchy
Une réunion parlementaire avec le Comité d'urgence du gouvernement s'est tenue cet après-midi au Parlement sur les « besoins des déplacés », à l'invitation des groupes parlementaires du mouvement Amal et du Hezbollah, en présence d'un grand nombre de parlementaires et de ministres du gouvernement sortant, a rapporté l'Agence Nationale d'Information.
À l'issue de la réunion, qui a duré plus de deux heures, le député Hussein Hajj Hassan (Hezbollah) a déclaré que « la principale discussion a porté sur les besoins des déplacés, qu'ils soient dans des abris ou non, et sur les besoins des déplacés en termes de dépenses publiques et de chauffage à l'aube de la saison hivernale, ainsi que sur la situation en matière de santé et de télécommunications ». Il a ajouté qu'une « discussion approfondie a eu lieu, après laquelle un comité parlementaire a été formé pour assurer le suivi avec le comité d'urgence. Une session a été programmée pour jeudi prochain afin d'assurer le suivi ».
« Nous devons terminer d'ici une semaine à dix jours l'enquête sur les personnes déplacées à l'extérieur des abris, en plus de la répartition des ressources » a pour sa part déclaré le député Ali Hassan Khalil (Amal). Il a souligné que « le besoin est urgent et qu'il est de la responsabilité de l'Etat de fournir des ressources financières afin de fournir des moyens de chauffage, des salles de bain, en plus des rations alimentaires ». Il a par ailleurs souligné qu'« un décret a été publié pour fournir des fonds afin de couvrir le coût du chauffage et nous avons été informés du mécanisme préparé par le comité. Ce dernier ne devrait pas être retardé par une quelconque paperasserie ou procédure, et cette question devrait être traitée le plus rapidement possible ».
« L'un des points concerne le versement des cotisations municipales et l'octroi d'une avance aux municipalités d'accueil pour couvrir les besoins nécessaires », a ajouté le député, qui a également évoqué la possibilité d'aides financières mensuelles versées directement aux personnes déplacées. La question de la santé ainsi que celle de l'éducation devraient être abordées lors de la première réunion du comité.
Un bilan, mi-octobre, de l’Organisation internationale des migrations (OIM) établissait à près de 700 000 le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du Liban principalement dans le sud, depuis le 23 septembre et l'élargissement de l'offensive israélienne sur le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. Mais selon les autorités libanaises, le Liban compte aujourd’hui plus d’1,4 million de déplacés internes.


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