Le président américain Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu arrivent à la Maison Blanche pour l'annonce du plan de paix de Trump pour le Moyen-Orient, le 28 janvier 2020. AFP / Mandel Ngan
Des responsables de la précédente administration de Donald Trump ont averti des ministres israéliens de haut rang de ne pas supposer que le président élu soutiendra l'annexion de la Cisjordanie par Israël au cours de son second mandat, rapporte le quotidien israélien Times of Israel mardi matin.
Lors de récentes réunions, les anciens conseillers de M. Trump n'ont pas exclu la possibilité que le président élu soutienne cette initiative, mais ils ont affirmé qu'il ne fallait pas la considérer comme une « fatalité », a déclaré au quotidien un responsable israélien sous couvert d'anonymat.
Cette décision controversée se heurterait à une forte résistance de la part des alliés des États-Unis dans le Golfe, tels que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, estime un deuxième responsable israélien. Selon cette source, M. Trump pourrait s'appuyer sur ces pays afin d'atteindre des objectifs plus urgents en matière de politique étrangère, tels que la lutte contre la menace iranienne, la concurrence avec la Chine ou la fin de la guerre en Ukraine.
Bien que M. Trump ait présenté en 2020 un plan de paix prévoyant l'annexion par Israël de toutes ses colonies, la proposition prévoyait la création d'un État palestinien dans les zones restantes de la Cisjordanie. À l'époque, M. Netanyahu avait accueilli cette proposition avec réserve, tandis que l'actuel ministre des Finances, issu de l'ultra-droite, Bezalel Smotrich et d'autres représentants de l'extrême-droite israélienne s'y était opposée. Après que l'Autorité palestinienne a rejeté l'initiative en 2020, l'administration Trump avait travaillé avec Israël pour planifier l'annexion partielle de la Cisjordanie. Des efforts par la suite suspendus en échange d'un accord en vue d'une normalisation des liens entre les Émirats arabes unis et l'État juif. Alors que l'engagement pris par Washington envers Abou Dhabi de bloquer une annexion israélienne doit expirer à la fin de 2024, les conditions du soutien américain en vue d'une annexion pourraient ne pas changer radicalement. « Si ça se produit, cela devra faire partie d'un processus », a déclaré un ancien fonctionnaire de Donald Trump au Times of Israel.
Un son de cloche similaire du côté de Jason Greenblatt, ancien envoyé de Donald Trump au Moyen-Orient. « Je pense qu'il est important pour ceux qui, en Israël, célèbrent la victoire du président Trump de le faire en raison du soutien fort du président Trump à Israël, comme en témoignent les évènements de (...) son premier mandat ». Certains ministres israéliens supposent que l'extension de la souveraineté israélienne en Judée et en Samarie est désormais automatiquement une affaire réglée et qu'elle se produira presque dès que le président Trump aura prêté serment », déclare-t-il au Times of Israel. « Je leur suggère de reprendre leur souffle. Si je conseillais ces ministres, je leur recommanderais vivement de se concentrer d'abord sur une collaboration étroite avec le Premier ministre Netanyahu pour lui permettre d'approfondir les relations d'Israël avec les États-Unis et pour lui permettre de travailler sur les menaces et les défis considérables auxquels Israël est aujourd'hui confronté. Il y aura un moment pour discuter de la Judée et de la Samarie, mais le contexte et le moment sont importants », a ajouté M. Greenblatt.


À Téhéran, des habitants apprennent à manier les armes
Nawaf Salam affirme que l’engagement américain pour la trêve au Liban est « plus important » qu’avant
Cessez-le-feu : entre le non de Tel-Aviv et l’insistance de Beyrouth, Washington pour un retour à l’avant mars 2026