Vue générale sur Jérusalem et sa Vieille Ville, le 10 novembre 2024. Photo REUTERS/Ilan Rosenberg
Les feux qui se sont déclarés à l'ouest de Jérusalem n'ont pas de lien avec l'interception d'un tir de missile depuis le Yémen revendiqué par les rebelles houthis, ont annoncé lundi les pompiers israéliens.
Dans un premier temps, les pompiers et l'armée israélienne avaient indiqué que des départs de feu dans le secteur de Bet Shemesh, à une vingtaine de kilomètres de Jérusalem, avaient été provoqués par des débris résultant de l'interception d'un missile en provenance du Yémen.
« Le départ de feu, qui a été limité - deux voitures et des broussailles ont brûlé -, est d'origine criminelle, d'après les éléments que nous avons retrouvés », a déclaré à l'AFP le porte-parole des pompiers pour la zone de Jérusalem, Oudi Gal. « Le lien a été fait avec les interceptions à cause de la coïncidence temporelle entre celles-ci et le départ de feu et parce que les interceptions provoquent souvent des incendies, mais dans ce cas ce n'est pas lié », a-t-il ajouté, en précisant que les feux avaient été maîtrisés.
Les sirènes d'alerte ont retenti dans la zone de Bet Shemesh et dans de nombreuses zones du centre d'Israël peu avant 06H00 (04H00 GMT).
Selon un communiqué militaire, l'armée de l'air israélienne a « intercepté un projectile qui s'approchait d'Israël en provenance du Yémen » mais qui « n'a pas pénétré en territoire israélien ».
Au Yémen, les rebelles houthis ont revendiqué une attaque « contre la base militaire Nahal Sorek, au sud-est de Jaffa ». « Le tir a été précis et a déclenché un incendie à proximité du site visé », a affirmé le porte-parole militaire, Yahya Saree. Selon le journal The Times of Israel, la base Nahal Sorek abrite un centre de munitions.
Les houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, font partie, avec d'autres groupes comme le mouvement islamiste palestinien Hamas ou le mouvement islamiste libanais Hezbollah de ce que la République islamique d'Iran appelle l' »axe de la résistance » contre Israël.
Depuis le début de la guerre provoquée par l'attaque sanglante du Hamas contre le sud d'Israël le 7 octobre 2023, les houthis ont mené plusieurs attaques contre Israël ainsi que contre des navires au large du Yémen, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens.
Par ailleurs, la « Résistance islamique en Irak », coalition de groupes armés pro-iraniens, a revendiqué six attaques de drones successives lundi contre des « cibles » dans le nord et le sud d'Israël. L'armée israélienne a indiqué avoir « réussi à intercepter quatre drones qui s'approchaient d'Israël en provenance de l'est. Deux ont été interceptés avant d'entrer sur le territoire israélien ».


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