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Société - Reportage

Depuis Deir el-Ahmar, les déplacés de Baalbeck assistent à la destruction de leur vi(ll)e

Dans ce village chrétien voisin de la cité bombardée par Israël depuis plusieurs jours, des habitants de Baalbeck et des villages adjacents ont trouvé un refuge amical mais amer.

Depuis Deir el-Ahmar, les déplacés de Baalbeck assistent à la destruction de leur vi(ll)e

De la fumée s’élève au-dessus de Baalbeck, vue depuis un centre de déplacés de Deir el-Ahmar, dans la Békaa, le 31 octobre 2024. Photo Emmanuel Haddad

Dans le préau de l’école secondaire de Deir el-Ahmar, parmi les dizaines de familles déplacées de Baalbeck et des villages alentour comme Iaat et Bodaï, un soldat erre seul, l’air absent. « C’est mon neveu, Ali Assaf. Il a tout perdu lundi dernier. Ses parents, sa femme et leur fils sont morts dans une frappe à Bodaï. Ils essayaient d’avoir un enfant depuis plusieurs années », raconte Fatmé Assaf jeudi 31 octobre. Une profonde compassion se lit dans son regard et celui de son mari Mohammad, qui ont fui Bodaï il y a un mois et trois jours pour se réfugier dans ce village chrétien épargné par les frappes israéliennes. Depuis deux jours, Ali dort avec eux et leurs deux filles dans l’une des salles de classe transformée en chambre temporaire grâce à une armée de bénévoles.Si la vallée de la Békaa est ciblée par des bombardements réguliers ...
Dans le préau de l’école secondaire de Deir el-Ahmar, parmi les dizaines de familles déplacées de Baalbeck et des villages alentour comme Iaat et Bodaï, un soldat erre seul, l’air absent. « C’est mon neveu, Ali Assaf. Il a tout perdu lundi dernier. Ses parents, sa femme et leur fils sont morts dans une frappe à Bodaï. Ils essayaient d’avoir un enfant depuis plusieurs années », raconte Fatmé Assaf jeudi 31 octobre. Une profonde compassion se lit dans son regard et celui de son mari Mohammad, qui ont fui Bodaï il y a un mois et trois jours pour se réfugier dans ce village chrétien épargné par les frappes israéliennes. Depuis deux jours, Ali dort avec eux et leurs deux filles dans l’une des salles de classe transformée en chambre temporaire grâce à une armée de bénévoles.Si la vallée de la Békaa est...
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