Un jeune Afghan handicapé est assis sur un fauteuil roulant alors qu'il vend des ballons dans une rue de Kandahar, le 29 octobre 2024. Photo Sanaullah SEIAM / AFP
Le gouvernement taliban a annoncé jeudi avoir rapatrié les corps de deux Afghans tués et plusieurs blessés dans des "explosions et des tirs" mi-octobre en Iran, sur lesquels il dit toujours enquêter après des appels de l'ONU et des défenseurs des droits humains.
"Selon les preuves collectées, des explosions et des tirs d'armes à feu ont visé des Afghans dans la vallée de Kalgan en territoire iranien", indique dans un communiqué Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.
"Deux corps et 34 témoins, dont certains blessés dans les incidents, ont été rapatriés", poursuit-il, ajoutant que les efforts se poursuivent pour ramener d'autres Afghans d'Iran et du Pakistan.
Mi-octobre, Haalvsh, un groupe de défense des droits de la minorité baloutche en Iran, avait fait état de dizaines de migrants afghans tués ou blessés par les forces de sécurité iraniennes en tentant d'entrer en Iran depuis le Pakistan le 13 octobre.
Une source médicale afghane a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que des médecins avaient été envoyés à la frontière pour réceptionner les blessés.
"Certains migrants blessés par les forces de sécurité iraniennes ont été placés un temps sous la garde de l'armée pakistanaise avant d'être rapatriés", a expliqué cette source.
Les migrants afghans quittent souvent leur pays par la province afghane de Nimroz bordée par le Sistan-Baloutchistan, le sud-est de l'Iran où se trouve la vallée de Kalgan, et le Baloutchistan pakistanais.
Ils se rendent alors dans l'un des deux pays, ou passent par le Pakistan pour rejoindre l'Iran qui abrite l'une des plus importantes populations de réfugiés au monde, essentiellement des Afghans.
L'Iran n'a jusqu'ici pas fait état de violences sur son sol. Son émissaire pour l'Afghanistan affirmait même récemment sur X que "les informations concernant la mort de dizaines de citoyens illégaux à la frontière ne sont pas vraies".
L'ONU et des ONG comme Amnesty International avaient réclamé une enquête après que Haalvsh avait accusé les forces de sécurité iraniennes d'avoir ouvert le feu sur un groupe d'Afghans qui cherchait à traverser la frontière.
Des vidéos en ligne montrent des cadavres ensanglantés le long de la route ou des blessés par balles aux membres entrés en putréfaction.
Haalvsh a affirmé que quelque 260 personnes avaient été tuées, un bilan invérifiable de source indépendante.
Alors que le nombre de migrants afghans a augmenté depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, l'Iran a construit un mur de plus de 10 kilomètres à sa frontière.
L'Iran ne communique pas le nombre total de migrants afghans sur son sol, un chiffre récemment estimé par un député, Abolfazl Torabi, à "six à sept millions".
Le gouvernement taliban a annoncé jeudi avoir rapatrié les corps de deux Afghans tués et plusieurs blessés dans des "explosions et des tirs" mi-octobre en Iran, sur lesquels il dit toujours enquêter après des appels de l'ONU et des défenseurs des droits humains.
"Selon les preuves collectées, des explosions et des tirs d'armes à feu ont visé des Afghans dans la vallée de Kalgan en territoire iranien", indique dans un communiqué Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.
"Deux corps et 34 témoins, dont certains blessés dans les incidents, ont été rapatriés", poursuit-il, ajoutant que les efforts se poursuivent pour ramener d'autres Afghans d'Iran et du Pakistan.
Mi-octobre, Haalvsh, un groupe de défense des droits de...


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