Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'illustration AFP
Le président du Parlement, Nabih Berry, a insisté sur le fait que les dirigeants libanais ne sont pas disposés à modifier les conditions de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, dans un entretien publié mercredi par le quotidien panarabe Al-Chark al-Awsat. Ce texte, qui a mis fin à la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah mais n'a pas été appliqué, constitue l'une des options envisagées pour obtenir un cessez-le-feu dans le conflit actuel.
« Il n'y a aucune intention de changer le texte de la résolution 1701. Ce qui a été écrit a été écrit, et nous ne sommes pas prêts à changer ne serait-ce qu'une lettre », a déclaré M. Berry, également chef du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah.
Le chef du législatif a démenti, en outre, que l’émissaire américain Amos Hochstein ait fait « référence à la résolution 1559 (adoptée en 2004 et demandant le désarmement de toutes les milices au Liban) ou au remplacement de la Force internationale au sud du Litani par des forces multinationales ».
M. Hochstein a visité Beyrouth la semaine dernière dans le cadre des tentatives de stopper l’escalade de la violence entre le Hezbollah et Israël, qui a atteint un pic depuis l’été dernier.
« Tous les points relatifs au cessez-le-feu, au déploiement de l'armée libanaise et à la mise en œuvre de la résolution 1701 ont été finalisés, et (nous attendons) qu’Amos Hochstein parvienne à un accord avec (le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu) sur ce qui a été réalisé », a-t-il déclaré.
« Le Liban est prêt à respecter les accords une fois qu’Amos Hochstein et Benjamin Netanyahu seront parvenus à un accord », a-t-il ajouté, soulignant « la nécessité de fournir les garanties nécessaires à la mise en œuvre de l'accord ».


