Des Soudanais prennent part à la cérémonie d'ouverture d'un centre affilié à l'armée à Port-Soudan, le 28 octobre 2024. AFP
Le peuple soudanais subit chaque jour des souffrances plus grandes, vivant un "cauchemar" de faim, de maladies et de "violences ethniques massives" notamment au Darfour, a dénoncé lundi le secrétaire général de l'ONU.
Après 18 mois de guerre entre le chef de l'armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint, le général Mohamed Hamdane Dagalo, "la souffrance grandit de jour en jour, avec 25 millions de personnes ayant désormais besoin d'aide", a déploré Antonio Guterres devant le Conseil de sécurité.
Des milliers de civils tués, des viols "généralisés" et d'autres "atrocités sans nom": "le peuple soudanais vit un cauchemar de violences", a-t-il ajouté, "horrifié" à la fois par les attaques des FSR contre les civils à El-Facher, au Darfour, et par celles des forces soudanaises à Khartoum visée par des frappes aériennes.
Mais la population subit également un "cauchemar de faim", avec plus de 750.000 personnes en situation d'insécurité alimentaire "catastrophique", un "cauchemar de maladies" avec le choléra, le paludisme, la dengue ou la rougeole "qui se propagent rapidement", un "cauchemar de déplacement", avec plus de 11 millions de déplacés, dont 3 millions réfugiés dans les pays voisins.
"Et le Soudan, une fois encore, devient rapidement un cauchemar de violences ethniques massives, en particulier avec la dramatique escalade des combats à El-Facher", au Darfour, a insisté le secrétaire de l'ONU.
Dans cette région à la frontière avec le Tchad, les Janjawids, ancêtres des FSR, sont déjà accusés d'avoir perpétré un "génocide" au début des années 2000, pour le compte du dictateur de l'époque Omar el-Béchir.
Dans ce contexte, Soudanais et ONG ont appelé à envoyer sur le terrain une force "impartiale" pour protéger les civils, a noté Antonio Guterres.
Mais "à ce stade, les conditions n'existent pas pour déployer avec succès une force des Nations unies pour protéger les civils du Soudan", a-t-il assuré, évoquant de "nouvelles approches" qui seraient adaptées aux circonstances.
Le peuple soudanais subit chaque jour des souffrances plus grandes, vivant un "cauchemar" de faim, de maladies et de "violences ethniques massives" notamment au Darfour, a dénoncé lundi le secrétaire général de l'ONU.
Après 18 mois de guerre entre le chef de l'armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhane, et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-adjoint, le général Mohamed Hamdane Dagalo, "la souffrance grandit de jour en jour, avec 25 millions de personnes ayant désormais besoin d'aide", a déploré Antonio Guterres devant le Conseil de sécurité.
Des milliers de civils tués, des viols "généralisés" et d'autres "atrocités sans nom": "le peuple soudanais vit un cauchemar de violences", a-t-il ajouté, "horrifié" à la...


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