Capture d'écran de l'entretien de Jean-Yves Le Drian sur LCI, le 23 octobre 2024
S’exprimant la veille de la conférence de Paris en soutien au Liban, qui rassemblera les délégations de 70 États afin de lever des fonds d’aide humanitaire, sur le plateau de la chaîne française LCI, membre du groupe TF1, l’ancien ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères et « envoyé personnel pour le Liban » du président français Emmanuel Macron depuis juin 2023 dans la cadre de la présidentielle libanaise, Jean-Yves Le Drian, a une nouvelle fois averti mercredi soir que « le Liban est en danger de mort ».
En décembre 2020 déjà, en visite au Liban dans ses fonctions ministérielles, le diplomate avait comparé le pays du Cèdre au Titanic, ce célèbre bateau qui coulait alors que les gens à son bord ne s’en souciaient pas, un an après le début de l’effondrement économique du pays et quelques mois après l’explosion au port de Beyrouth. En mai 2024, l’émissaire présidentiel avait prévenu cette fois-ci que si le Liban ne se dote pas d’un président avant novembre, il y avait des craintes pour l’existence politique de ce pays.
Sur les conséquences de l’offensive armée israélienne contre le Hezbollah depuis le 23 septembre dernier, dont il a demandé l’arrêt « des actions contre la population libanaise » et l’application de la résolution 1701 par les belligérants par le renforcement de « l’armée libanaise et de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) », Jean-Yves Le Drian a rejoint le ministre français des Armés, Sébastien Le Cornu dans ses craintes exprimées lundi d’une « guerre civile imminente » au Liban. Avec plus d’un million de déplacés, « sans oublier le million de réfugiés syriens » en raison du conflit en Syrie depuis 2011, il existe un risque « de tensions très fortes entre les communautés » qui peuvent aboutir à « une guerre civile ».


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