Une image satellite prise par Airbus Defence and Space de l'installation militaire russe de Khabarovsk, où le NIS a déclaré que du personnel nord-coréen s'était rassemblé sur le terrain d'entraînement le 16 octobre 2024. PHOTO AFP / AIRBUS DEFENSE AND SPACE VIA LE SERVICE NATIONAL DE RENSEIGNEMENT DE LA CORÉE DU SUD
L'OTAN ne peut confirmer « à ce stade » le déploiement par la Corée du Nord de troupes en Russie, a affirmé vendredi son secrétaire général Mark Rutte, interrogé sur des informations en ce sens des renseignements sud-coréens.
« A ce stade, notre position officielle est que nous ne pouvons confirmer les informations selon lesquelles des Nord-coréens sont activement engagés comme soldats dans l'effort de guerre (russe) », a-t-il déclaré lors d'un point de presse au siège de l'Alliance. « Mais, bien sûr, cela peut changer », a-t-il ajouté, interrogé sur des affirmations vendredi du service de renseignement sud-coréen.
La Corée du Nord a déployé un premier contingent de 1.500 soldats de ses forces spéciales à Vladivostok, dans l'Extrême-orient russe, et en enverra d'autres prochainement, a déclaré vendredi ce service sud-coréen.
Ce dernier a affirmé, images satellites à l'appui, avoir « détecté du 8 au 13 (octobre) que la Corée du Nord a transporté ses forces spéciales en Russie dans un navire de transport de la marine russe, confirmant le début de la participation militaire de la Corée du Nord ».
M. Rutte a précisé être en « contact étroit » avec les partenaires asiatiques de l'Otan, dont la Corée du Sud qui a participé jeudi à une réunion de l'Alliance au niveau des ministres de la Défense.
Interrogé jeudi sur ces soldats nord-coréens, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que 10.000 d'entre eux se préparaient à combattre aux côtés des forces russes, le nouveau secrétaire général de l'Alliance avait déjà indiqué ne pas être en mesure de confirmer ces informations.
« La coalition des criminels, avec Poutine, comprend maintenant la Corée du Nord », avait fustigé mercredi le président ukrainien, relevant que le président russe bénéficiait déjà de l'aide de l'Iran et de la Chine.


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