Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo fournie par son bureau de presse.
Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a salué vendredi la réaction du Premier ministre sortant, Nagib Mikati, à des propos tenus la veille dans un entretien au Figaro, par le chef du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, sur le Liban-Sud.
Dans cette interview, M. Ghalibaf avait laissé entendre que Téhéran serait prêt à négocier avec Paris une application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité sur le Liban-Sud. Adoptée en 2006 pour mettre fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël, cette résolution prévoit que seule l’armée libanaise peut être déployée au sud du fleuve Litani, dans la zone frontalière avec Israël. Le Hezbollah est présent dans cette région, où se déroulent depuis plus d'un an des affrontements entre le parti chiite et l'armée israélienne, qui se sont intensifiés à partir du 23 septembre, une semaine avant que l'État hébreu annonce son offensive terrestre dans la région frontalière.
M. Mikati s'est insurgé vendredi matin contre les déclarations de Mohammad Ghalibaf, dénonçant une « tentative de mise sous tutelle iranienne » du Liban.
« Ce que Nagib Mikati a dit aujourd'hui en réponse au président du parlement iranien donne une lueur d'espoir que l'État libanais, même si cela arrive trop tard, commence à assumer ses responsabilités », a écrit Samir Geagea dans un bref communiqué. « Ce qu'a dit M. Mikati exprime le point de vue de tous les Libanais, et nous souhaitons qu'il continue sur cette voie en disant que le gouvernement libanais exige un cessez-le-feu basé sur la mise en œuvre des résolutions 1559, 1680 et 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies », a-t-il déclaré, estimant que c'est « le seul moyen de mettre fin aux massacres ».
La résolution 1559 (2004) du Conseil de sécurité de l'ONU appelle notamment au désarmement et la dissolution de toutes les milices sur le territoire libanais. La 1680, adoptée en 2006, appelle à la pleine mise en œuvre de la résolution 1559. La résolution 1701 (2006) a pour objectif de mettre fin aux hostilités entre le Hezbollah et Israël, le Conseil appelant à un cessez-le-feu permanent fondé sur la création d'une zone tampon.
Toujours ce vendredi, le député Simon Abi Ramia, qui a claqué la porte en août dernier du Courant patriotique libre, a « salué » la réaction du Premier ministre sortant Nagib Mikati aux propos du président du Parlement iranien Mohammad Ghalibaf . Pour le député, cité dans un communiqué du Grand sérail, le Premier ministre a rempli son obligation « naturelle », qui consiste à défendre la souveraineté libanaise, et a contribué à faire primer « l'intérêt national suprême sur les intérêts de tous les autres pays. »

