Le ministre français de la Défense Sébastien Lecornu sur le perron du palais de l'Élysée le 10 octobre 2024. Ludovic Marin/AFP
Les Casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban ont "vocation à rester", a estimé lundi le ministre français des Armées Sébastien Lecornu, à deux jours d'une réunion des contributeurs européens à la mission.
"Le jour où les armes vont se taire, il y aura toujours cette Ligne bleue (séparant le Liban d'Israël, ndlr) , il y a aura la résolution 1701 ou une nouvelle résolution, il y aura toujours une zone dont il faudra assumer la neutralisation", a-t-il expliqué sur la chaîne publique France 5.
"C'est pour ça que la mission a vocation à rester. Ce sont les Nations unies qui ont mis ces forces, c'est aux Nations unies de les retirer, sauf contrordre des différentes nations contributrices", a-t-il ajouté.
Les pays européens contributeurs de la Finul (Italie, France, Espagne et Irlande) doivent se réunir mercredi par visioconférence pour accorder leurs positions. Les propos de Sébastien Lecornu font écho à ceux du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, selon qui "il n'y aura pas de retrait de la Finul".
Alors que les tensions entre Israël et la mission onusienne se multiplient et que cinq Casques bleus ont été blessés par l'armée israélienne, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé dimanche le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à mettre les Casques bleus "à l'abri immédiatement".
La Finul comprend environ 10.000 casques bleus. Ses plus gros contingents viennent d'Indonésie, d'Inde, du Ghana, d'Italie et du Népal. La Malaisie, l'Espagne, l'Irlande et la France sont également contributrices en hommes.
"Le jour où les armes vont se taire, il y aura toujours cette Ligne bleue (séparant le Liban d'Israël, ndlr) , il y a aura la résolution 1701 ou une nouvelle résolution, il y aura toujours une zone dont il faudra assumer la neutralisation", a-t-il expliqué sur la chaîne publique France 5.
"C'est pour ça que la mission a vocation à rester. Ce sont les Nations unies qui ont mis ces forces, c'est aux Nations unies de les retirer, sauf contrordre des différentes nations contributrices", a-t-il ajouté.
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