Le chef du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo ANI
Des appels à un cessez-le feu et à une application de la résolution 1701 ont été lancés par des visiteurs du chef du Parlement libanais, Nabih Berry, lundi à Aïn el-Tiné, dont la coordinatrice des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, ou encore le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) Gebran Bassil.
« Les Nations unies font tout leur possible pour trouver une solution diplomatique à la situation actuelle. Soyons clairs, la résolution 1701 doit être appliquée par les deux parties pour arriver à une solution. Il faudra appliquer l'ensemble de la 1701 », a déclaré Jeanine Hennis-Plasschaert, qui a appelé à un cessez-le-feu et assuré que l'ONU travaille à répondre aux besoins humanitaires des Libanais.
Le chef du Parlement s’est également entretenu avec le commandant de la Finul, le général Aroldo Lazaro, le remerciant pour la position « sage et courageuse » des Casques bleus qui sont « restés à leurs postes conformément aux tâches qui leur ont été assignées ». M. Berry a estimé que cette action préserve la résolution 1701 de l'ONU.
Cinq Casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban ont été blessés en moins de 48h au Liban, dans des tirs attribués à Israël. Ces événements ont été largement condamnés par la communauté internationale et les pays ayant des troupes au sein de la Finul.
Nabih Berry a par ailleurs reçu un appel téléphonique du Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdulrahman ben Jassim al-Thani. La discussion a porté sur « la priorité d'un cessez-le-feu immédiat ainsi que sur la cessation de l'agression israélienne », selon le communiqué de Aïn el-Tiné.
Gebran Bassil, lui, a évoqué avec le chef du Législatif la nécessité d'un cessez-le-feu et de l'application de la 1701. Le leader du CPL a également évoqué la question de la présidentielle. « Nous travaillons à trouver un candidat qui ne posera problème à personne et qui sera capable de réunir les Libanais. Nous avons besoin de 86 députés, soit les deux tiers des députés pour obtenir le quorum nécessaire », a-t-il indiqué.

