Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, reçu par le chef du gouvernement libanais sortant Nagib Mikati au Grand sérail, le 12 octobre 2024. Photo fournie par le bureau de presse de M. Mikati
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, s'est rendu samedi sur le site de la frappe israélienne meurtrière qui a visé jeudi à Beyrouth le chef de l'appareil sécuritaire du Hezbollah, Wafic Safa, dont le sort est toujours inconnu, rapporte l'AFP.
M. Ghalibaf est arrivé samedi matin au Liban, et a entamé une tournée des responsables par une rencontre avec le chef du gouvernement sortant, Nagib Mikati.
M. Ghalibaf a été accueilli à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) par le député du mouvement chiite Amal Mohammad Khawaja, représentant le président du Parlement libanais Nabih Berry, et les députés du Hezbollah Hassan Ezzeddine et Ibrahim Moussaoui, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). « Nous avons toujours été aux côtés du peuple libanais, de sa résistance et du gouvernement libanais », a déclaré M. Ghalibag à l'AIB. « À l'issue de ma tournée, je me rendrai à Genève et porterai avec moi les problèmes des peuples libanais et palestinien opprimés », a-t-il ajouté.
Application de la 1701
Lors de sa réunion avec M. Ghalibaf, le premier ministre libanais sortant Nagib Mikati a assuré que « la priorité du gouvernement dans cette période est de parvenir à un cessez-le-feu et un arrêt des attaques israéliennes ». « Le Liban tient à l'application de la résolution 1701 et à la présence de l'armée dans le Sud. Nous effectuons les contacts nécessaires avec les pays décisionnaires et les Nations unies afin d'exercer des pressions sur Israël pour l'application complète de cette résolution », a ajouté le chef du gouvernement, rapporte l'Ani.
En outre, M. Mikati a reçu un appel de l'émissaire américain Amos Hochstein, avec lequel il a discuté des moyens d'arriver à un cessez-le-feu, pour pouvoir reprendre les discussions sur une solution politique liée à l'application de la 1701.
Le président du Parlement iranien s'est ensuite entretenu avec son homologue Nabih Berry, auquel il a réitéré l'appui de son pays au Liban. Au cours d'une conférence de presse, M. Ghalibaf a affirmé que « la République islamique soutiendra certainement les décisions du gouvernement libanais, du peuple libanais et de la résistance », dans une allusion au Hezbollah.
« J'ai dit au Premier ministre Nagib Mikati que Téhéran est prêt à offrir toute aide aux déplacés et à ceux qui ont été affectés par la guerre, sous supervision du gouvernement, notamment par le biais d'un pont aérien direct entre l'Iran et le Liban », a ajouté M. Ghalibaf. Le responsable iranien a par ailleurs assuré qu'il évoquera « l'injustice à laquelle sont soumis les peuples palestinien et libanais », au cours de sa participation à Genève aux réunions de l'Union interparlementaire qui se tiendront du 13 au 17 octobre 2024.
Le déplacement de M. Ghalibaf intervient moins de dix jours après celui du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. M. Araghchi était le premier diplomate iranien à fouler le sol libanais depuis l'assassinat du secrétaire général du Hezbollah pro-iranien Hassan Nasrallah le 27 septembre dernier dans une frappe israélienne. Il avait fait part des efforts de son pays pour arriver à un cessez-le-feu simultané au Liban et à Gaza.




L’inspecteur des travaux finis est venu constater les dégâts que lui et son régime ont infligé au Liban? Qui l’a invité, et pourquoi le Liban officiel ne refuse pas cette ingérence sur notre sol en refusant de recevoir ces mollahs sanguinaires qui n’ont de cesse de mettre de l’huile sur le feu en encourageant les massacres tout en suppliant à genoux pour un cessez-le-feu pour ne pas mettre en danger leur régime qui est plus vacillant et bientôt mort. Berry supplie pour un arrêt des combats afin que l’ARMEE se déploie sur les frontières? Il vient de réaliser qu’elle existe?
10 h 02, le 13 octobre 2024