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Dernières Infos - Environnement

A un mois de la COP29, la présidence appelle à "cesser de s'accuser mutuellement"

Le stade olympique de Bakou, où se tiendra la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique COP29, à Bakou, en Azerbaïdjan, le 19 septembre 2024. Photo d'archives REUTERS / Aziz Karimov

La présidence azerbaïdjanaise de la prochaine grande conférence de l'ONU sur le climat a appelé jeudi les pays à mettre de côté leurs différends et à "cesser de s'accuser mutuellement", en ouverture d'une réunion à Bakou à un mois de la COP29. Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a pressé les négociateurs de "participer de manière constructive et de bonne foi, au nom de l'Humanité", en ouverture d'une pré-COP à Bakou, réunion censée débroussailler le chemin de la COP29 (11-22 novembre), qui sera dominée par l'épineuse question de la finance. 

"Les Etats (...) devraient mettre de côté leurs désaccords, cesser de s'accuser mutuellement et essayer de trouver un terrain d'entente. On ne peut pas se permettre de perdre du temps à déterminer qui est responsable du réchauffement climatique ou qui a causé le plus de dommages environnementaux", a-t-il déclaré, dans un discours lu par le président de la COP29, Moukhtar Babaïev.

"Nous sommes en train de construire des ponts et de donner une impulsion mais il nous faut encore beaucoup plus", a dit Moukhtar Babaïev, ancien dirigeant pétrolier et ministre azerbaïdjanais de l'Ecologie, s'exprimant en son nom propre. "Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser trop de décisions à trancher lors du sommet", compte tenu de la "complexité et des enjeux élevés" des sujets abordés, a-t-il fait valoir.

Cette année, la réunion doit se conclure par un nouvel objectif pour la finance en direction du climat ("Nouvel objectif collectif quantifié", ou NCQG selon son sigle anglais). Il remplacera celui fixé en 2009, qui prévoyait que les pays riches fournissent 100 milliards de dollars d'aide annuelle aux pays en développement, chiffre péniblement atteint en 2022. 

Mais le chemin est encore long alors qu'aucun accord ne se dessine sur un nouveau montant ou sur les pays qui devraient mettre au pot. "Nous voyons des signes de possible convergence sur certains éléments de l'objectif", a assuré Moukhtar Babaïev. Il a demandé aux représentants des Etats de "prendre au sérieux leur responsabilité pour identifier un chiffre sur une échelle de temps et présenter des solutions", tout en assurant des "éléments qualitatifs" comme la transparence et l'accessibilité des fonds.

Le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell, a également appelé la COP29 à livrer "des résultats concrets pour commencer à traduire les engagements pris l'an dernier en résultats dans le monde réel et l'économie réelle". La COP28 de Dubaï l'an dernier avait notamment appelé à mener une transition "vers une sortie des combustibles fossiles". 


La présidence azerbaïdjanaise de la prochaine grande conférence de l'ONU sur le climat a appelé jeudi les pays à mettre de côté leurs différends et à "cesser de s'accuser mutuellement", en ouverture d'une réunion à Bakou à un mois de la COP29. Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a pressé les négociateurs de "participer de manière constructive et de bonne foi, au nom de l'Humanité", en ouverture d'une pré-COP à Bakou, réunion censée débroussailler le chemin de la COP29 (11-22 novembre), qui sera dominée par l'épineuse question de la finance. 

"Les Etats (...) devraient mettre de côté leurs désaccords, cesser de s'accuser mutuellement et essayer de trouver un terrain d'entente. On ne peut pas se permettre de perdre du temps à déterminer qui est...