Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty (à droite) reçoit le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi (à gauche) au siège du ministère des Affaires étrangères dans la Nouvelle capitale administrative, le 8 octobre 2024. Photo AFP / KHALED DESOUKI
L'Egypte et la Jordanie ont condamné mardi "l'agression israélienne" au Liban, le chef de la diplomatie jordanienne appelant à y mettre fin après "une année de destruction à Gaza" et "d'escalade en Cisjordanie" occupée.
"Nous condamnons l'agression israélienne contre le Liban, nous condamnons le bombardement par Israël de la capitale libanaise, nous condamnons l'assassinat par Israël de citoyens libanais", a déclaré Ayman Safadi, le ministre jordanien des Affaires étrangères, en visite au Caire.
Lors d'une conférence de presse conjointe, son homologue égyptien, Badr Abdelatty, a affirmé que les deux hommes avaient souligné la "solidarité de leurs pays avec l'Etat et le peuple libanais".
Après avoir affaibli le mouvement islamiste palestinien Hamas lors d'une offensive dévastatrice lancée dans la bande de Gaza en représailles à l'attaque du 7 octobre 2023, l'armée israélienne a déplacé à la mi-septembre l'essentiel de ses opérations au Liban, contre le Hezbollah.
L'armée israélienne cherche à éloigner le mouvement islamiste libanais, un allié du Hamas, des zones frontalières du sud du Liban et à faire cesser ses tirs de roquettes vers le nord d'Israël pour permettre le retour dans cette région des quelque 60.000 habitants déplacés.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a menacé mardi le Liban de connaître "des destructions et des souffrances comme" à Gaza.
Après "une année de destruction" dans le territoire palestinien et "d'escalade en Cisjordanie", territoire occupé par Israël depuis 1967 qui a connu une flambée de violences dans le cadre de la guerre à Gaza, Israël "entraîne" désormais "la région vers une guerre régionale totale", a accusé M. Safadi.
Israël est "un pays qui se trouve au-dessus de la loi et qui n'a pas de comptes à rendre", a condamné de son côté M. Abdelatty.
En 1994, la Jordanie est devenue le deuxième Etat arabe, après l'Egypte, à signer un traité de paix avec Israël.
Depuis le début de la guerre à Gaza, Le Caire joue le rôle de médiateur entre Israël et le Hamas, même si ses efforts, ainsi que ceux du Qatar et des Etats-Unis, ont échoué à plusieurs reprises dans la négociation d'un cessez-le-feu.
L'Egypte et la Jordanie ont condamné mardi "l'agression israélienne" au Liban, le chef de la diplomatie jordanienne appelant à y mettre fin après "une année de destruction à Gaza" et "d'escalade en Cisjordanie" occupée.
"Nous condamnons l'agression israélienne contre le Liban, nous condamnons le bombardement par Israël de la capitale libanaise, nous condamnons l'assassinat par Israël de citoyens libanais", a déclaré Ayman Safadi, le ministre jordanien des Affaires étrangères, en visite au Caire.
Lors d'une conférence de presse conjointe, son homologue égyptien, Badr Abdelatty, a affirmé que les deux hommes avaient souligné la "solidarité de leurs pays avec l'Etat et le peuple libanais".
Après avoir affaibli le mouvement...


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