Une photo prise le 8 octobre 2024 depuis une position dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban, montre des volutes de fumée à la suite de bombardements israéliens sur le territoire libanais. Photo AFP/MENAHEM KAHANA
Quatre députés de l’opposition se sont adressés hier, dans un communiqué, au leadership du Hezbollah pour lui demander de « revenir à l’Etat, en application de l’accord de Taëf et des résolutions internationales ». « Personne ne peut protéger le Liban que les Libanais et les Libanaises unis, par la coopération et la solidarité », poursuit le texte signé par les députés de l’opposition Najat Aoun Saliba, Paula Yacoubian, Yassine Yassine et Melhem Khalaf.
Le Hezbollah a ouvert un front de soutien avec Israël depuis octobre 2023. Malgré de nombreux revers, le vice-président du parti, Naïm Qassem, a assuré mardi que les combats se poursuivaient.
Le communiqué condamne fortement « les bombardements israéliens qui détruisent nos terres chaque nuit, ce qui représente un crime inacceptable ». « Il est nécessaire, dans ces circonstances, d’avoir un Etat qui puisse protéger ses citoyens, et un président de la République qui assume ses responsabilités dans l’arrêt de la guerre », poursuit le texte. Les quatre députés appellent le chef du Parlement Nabih Berry à ouvrir le Parlement afin que les députés s’y rendent pour élire un président capable de sauver le pays. Le Liban est sans président depuis deux ans, et la dernière session d’élection date depuis plus d’un an.
S’adressant à la communauté arabe, les députés demandent que le Liban ne soit pas isolé, et que celle-ci œuvre à la création d’un Etat palestinien suivant l’initiative de paix du Sommet arabe de 2002, pour instaurer la paix dans la région. Ils appellent aussi la communauté internationale « à arrêter le massacre et empêcher Israël de perpétrer un génocide au Liban comme à Gaza ».
Les quatre députés issus de la contestation estiment par ailleurs que le peuple libanais demandera des comptes à ses responsables politiques « qui n’ont rien fait pour empêcher la guerre alors qu’ils la voyaient venir ».


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