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Dernières Infos - Guerre Au Liban

Frappes israéliennes à la frontière Liban-Syrie : "grave risque" pour les civils

Des Syriens réfugiés au Liban retournent dans leur pays d'origine après un voyage de cinq jours dans la province d'Idlib, où ils sont accueillis dans un lieu de repos temporaire dans la ville de Qah, le 4 octobre 2024. Photo AFP / AAREF WATAD

Les frappes d'Israël à la frontière libano-syrienne, qui se sont récemment multipliées, font courir un « grand risque » aux civils déplacés du Liban qui tentent d'entrer en Syrie, et entravent les opérations humanitaires, a mis en garde lundi Human Rights Watch (HRW). Vendredi, l'armée israélienne a mené un raid dans l'est du Liban non loin du poste frontière de Masnaa, coupant la principale route entre les deux pays. Un responsable du ministère syrien des Transports, Sleiman Khalil, a dit à l'AFP lundi que « le trafic routier était toujours impossible sur cet axe » que les piétons peuvent toutefois emprunter.

Le nombre de personnes traversant la frontière a « décliné, mais des centaines de personnes continuent de passer, ainsi que d'autres par différents postes-frontières », a déclaré Filippo Grandi, le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR), en visite au point de passage syrien de Jdeidet Yabous. Des volontaires du Croissant-Rouge « les aident à porter leurs affaires en traversant », a-t-il ajouté.

Israël accuse le Hezbollah de faire circuler des armes par cette route, et l'armée israélienne a affirmé avoir frappé aux abords du poste frontière de Masnaa « un tunnel souterrain utilisé pour faire passer des armes à travers la frontière ». Les frappes « empêchent les civils de fuir et entravent les opérations humanitaires », a averti HRW dans un communiqué. « Une attaque israélienne sur une cible militaire légitime peut être illégale si elle est susceptible de causer un dommage aux civils disproportionné par rapport aux gains militaires », ajoute HRW.

Mais si le Hezbollah utilise la frontière pour transférer des armes, le mouvement pro-iranien « ne prend pas toutes les précautions possibles pour protéger les civils », pointe-t-il aussi. Selon les autorités libanaises, plus de 370.000 personnes, en majorité des Syriens mais aussi de nombreux Libanais, ont franchi la frontière pour entrer en Syrie depuis le début de l'intensification des frappes israéliennes au Liban le 23 septembre.

M. Grandi a ajouté que des Palestiniens, des Soudanais et des réfugiés et ressortissants d'autres pays figuraient parmi eux. Plus de 774.000 réfugiés syriens ayant fui la guerre civile dans leur pays étaient enregistrés au Liban par l'ONU avant l'escalade du conflit entre le Hezbollah et Israël. Les autorités libanaises de leur côté estimaient leur nombre à 2 millions.

Les frappes d'Israël à la frontière libano-syrienne, qui se sont récemment multipliées, font courir un « grand risque » aux civils déplacés du Liban qui tentent d'entrer en Syrie, et entravent les opérations humanitaires, a mis en garde lundi Human Rights Watch (HRW). Vendredi, l'armée israélienne a mené un raid dans l'est du Liban non loin du poste frontière de Masnaa, coupant la principale route entre les deux pays. Un responsable du ministère syrien des Transports, Sleiman Khalil, a dit à l'AFP lundi que « le trafic routier était toujours impossible sur cet axe » que les piétons peuvent toutefois emprunter.Le nombre de personnes traversant la frontière a « décliné, mais des centaines de personnes continuent de passer, ainsi que d'autres par différents postes-frontières », a déclaré...