La chaîne Telegram du média al-Mayadeen piratée, le 7 octobre 2024. Capture d'écran X/@SarahDadouch
La chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen, considérée comme pro-iranienne, a indiqué lundi que certains de ses « sites et plateformes d'information ont été ciblées par une cyberattaque », sans plus de précisions. « Notre équipe travaille à résoudre le problème le plus vite possible », a indiqué la chaîne dans un post sur son compte X. Le journal al-Akhbar, connu pour sa proximité avec le Hezbollah, a également indiqué sur Instagram que son site a été victime « d'une série de cyberattaques continues. »
Plusieurs internautes, dont la journaliste Sarah Dadouch, ont partagé une capture d'écran montrant la chaîne Telegram d'al-Mayadeen au moment du piratage. Une image a été envoyée, montrant un dessin représentant un bateau marqué du drapeau de l'Iran, avec à son bord un ayatollah, qu'on peut supposer comme étant une caricature du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Le bateau est coulé par deux poids : l'un en forme de Liban, l'autre en forme de bande de Gaza. « Ils ont fait exploser et crié à l'anéantissement d'Israël, et ont été ébranlés (...) Karbala, Karbala, ô Hezbollah terroriste, l'armée d'Israël reviendra. Nous arrivons vers vous avec des épées de fer pour vous trancher la tête, car le Hezbollah, ce sont eux les perdants », est-il écrit sur le dessin. La source du piratage n'est pas encore connue.
Le 24 septembre dernier, un journaliste d'al-Mayadeen, Hadi el-Sayyed, a succombé à ses blessures provoquées par une frappe aérienne israélienne sur sa maison à Srifa, dans le caza de Tyr au Liban-Sud.
En novembre 2023, deux autres reporters d'al-Mayadeen, Farah Omar et Rabih Maamari, ainsi que leur ami civil Hussein Aqil, avaient été tués lors d’un bombardement israélien dans la zone frontalière de Tayr Harfa, également dans le caza de Tyr.

