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Dernières Infos - Liban

Des ONG, dont Amnesty, appellent à accroître l'aide humanitaire


Des ouvriers de l'Aéroport de Beyrouth déchargent des colis d'aide humanitaire, le 25 septembre 2024. Photo d'archives AFP/ANWAR AMRO

Plusieurs ONG, dont Amnesty et Médecins du Monde, ont appelé jeudi à un "cessez-le-feu" et à accroître l'aide humanitaire au Liban, où la situation est "cauchemardesque" pour des centaines de milliers de personnes déplacées par le conflit entre Israël et le Hezbollah.

"Avec plus de 1,2 million de personnes sur la route, soit 20% de la population déplacée, la crise a pris des proportions alarmantes", a affirmé Jennifer Moorehead, de l'ONG Save the Children, lors d'une visioconférence à laquelle participaient également Amnesty International, Oxfam, Médecins du Monde, Refugees International et Action contre la Faim.  "Les deux derniers jours ont été totalement cauchemardesques", a-t-elle ajouté.

Après des bombardements aériens massifs contre le Hezbollah, l'armée israélienne mène depuis lundi des opérations au sol dans le sud du pays, tout en poursuivant ses frappes, notamment sur Beyrouth et sa banlieue.

Les ONG qui agissent au Liban décrivent une situation "épouvantable", avec des familles entières dormant dans la rue, des refuges pris d'assaut et des hôpitaux débordés, en particulier dans les régions touchées par des frappes. "867 centres ont été ouverts pour accueillir des personnes déplacées dans des écoles publiques, des universités, et parmi eux 643 ont déjà atteint leur capacité maximale", a détaillé Ahmad Chreif de Médecins du Monde, basé à Beyrouth.

Ces organisations appellent à un arrêt des hostilités pour éviter que la situation ne s'aggrave et au respect du droit humanitaire international.

"La priorité la plus urgente maintenant doit être un cessez-le-feu immédiat", a affirmé Jeremy Konyndyk, président de Refugees International, accusant Israël de mener une attaque "indiscriminée" au Liban qui "ne va pas seulement toucher le Hezbollah", mais les Libanais, les réfugiés syriens et palestiniens, présents en nombre au Liban. 

Il a également appelé les "donateurs mondiaux" à "intensifier la réponse humanitaire", jugeant probablement nécessaire l'ouverture d'un "corridor" maritime pour l'acheminement de l'aide, comme lors de la guerre de 2006.

"Nous sommes très inquiets sur l'accès à des fournitures essentielles, comme la nourriture, les médicaments et le carburants" dans le sud du Liban où certaines personnes n'ont pas pu ou pas souhaité partir, malgré les appels à évacuer lancés par Israël, a indiqué Aya Majzoub d'Amnesty International.

Plusieurs ONG, dont Amnesty et Médecins du Monde, ont appelé jeudi à un "cessez-le-feu" et à accroître l'aide humanitaire au Liban, où la situation est "cauchemardesque" pour des centaines de milliers de personnes déplacées par le conflit entre Israël et le Hezbollah.

"Avec plus de 1,2 million de personnes sur la route, soit 20% de la population déplacée, la crise a pris des proportions alarmantes", a affirmé Jennifer Moorehead, de l'ONG Save the Children, lors d'une visioconférence à laquelle participaient également Amnesty International, Oxfam, Médecins du Monde, Refugees International et Action contre la Faim.  "Les deux derniers jours ont été totalement cauchemardesques", a-t-elle ajouté.

Après des bombardements aériens massifs contre le...