Capture d’écran d’une vidéo postée sur les réseaux sociaux le 29 septembre 2024, montrant une explosion au-dessus de la ville portuaire de Hodeida, au Yémen. Photo AFP
Après les frappes israéliennes qui ont tué samedi Hassan Nasrallah dans la banlieue sud de Beyrouth, des combattants pro-iraniens ont été pris pour cible en Syrie, tandis que l’État hébreu a de nouveau frappé la zone portuaire de Hodeida au Yémen, tenue par les rebelles houthis soutenus par l’Iran.
Les frappes sur Hodeida
L’armée israélienne a mené dimanche des frappes contre des ports et des centrales électriques à Hodeida, région de l’ouest du Yémen sous contrôle des rebelles houthis, a indiqué la télévision al-Massirah, relevant des pro-iraniens. Les houthis ont ouvert un front contre Israël en « solidarité » avec les Palestiniens de Gaza, s’en prenant régulièrement à des navires présentés comme liés à Israël, aux États-Unis ou au Royaume-Uni en mer Rouge et dans le golfe d’Aden. Pour contrer ces attaques, les États-Unis ont mené des raids contre des cibles des houthis au Yémen, avec parfois l’aide de l’armée britannique. Samedi, les rebelles yéménites ont revendiqué un nouveau tir de missile en direction d’Israël, visant l’aéroport de Tel-Aviv. « Une nouvelle agression israélienne a visé le port de la ville de Hodeida et celui de Ras Issa dans la province du même nom, ainsi que deux centrales électriques », a indiqué al-
Massirah. L’armée israélienne a précisé qu’« au cours d’une opération aérienne de grande envergure, des dizaines d’appareils de l’armée de l’air (...) ont attaqué des cibles à usage militaire du régime terroriste des houthis dans les régions de Ras Issa et Hodeida ». « Les centrales électriques et un port maritime » ciblés étaient « utilisés par les houthis pour » transférer des armes iraniennes dans la région et des fournitures pour les besoins militaires, a ajouté un porte-parole de l’armée, David Avraham, dans un communiqué. « La frappe a été menée en réponse aux récentes attaques du régime houthi contre l’État d’Israël », selon lui.
Les houthis ont affirmé samedi que l’assassinat par Israël du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah « renforcera leur détermination » pour attaquer Israël. Ces rebelles ont lancé plusieurs attaques contre l’État hébreu, depuis le début de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023. En juillet dernier, ils ont mené une attaque de drone sur Tel-Aviv qui a tué un civil. En représailles, Israël a lancé des frappes sur une centrale électrique et des dépôts de carburant dans le port de Hodeida.
Douze combattants pro-iraniens tués en Syrie
En Syrie, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a pour sa part fait état de douze combattants pro-iraniens tués dans la nuit de samedi à dimanche. « Douze combattants pro-iraniens ont été tués dans des frappes aériennes d’origine inconnue visant leurs positions dans la ville de Deir ez-Zor et à l’est de cette ville ainsi que la région de Boukamal, près de la frontière avec l’Irak », a indiqué l’OSDH, qui a également fait état d’un grand nombre de blessés.
Les frappes qui ont eu lieu dans la région de Deir ez-Zor, visée régulièrement par des raids israéliens et parfois américains, et où l’Iran exerce une grande influence, n’ont pas été revendiquées dans l’immédiat, selon l’OSDH. L’ONG a rapporté que cinq frappes aériennes avaient notamment touché des positions militaires près de l’aéroport de Deir ez-Zor. L’Iran, via ses conseillers notamment, aide militairement le régime syrien depuis 2011 et dispose d’une forte présence dans l’est du pays.
Depuis le début en 2011 de la guerre civile en Syrie, Israël a mené des centaines de frappes qui ont notamment ciblé les groupes pro-iraniens. Les États-Unis ont également visé ces groupes dans l’est de la Syrie. Les autorités israéliennes commentent rarement ces frappes mais ont déclaré à plusieurs reprises qu’elles ne permettraient pas à l’Iran, son ennemi juré, d’étendre sa présence en Syrie.
Ces frappes interviennent dans le contexte d’une escalade inédite des tensions, alors que l’armée israélienne a lancé il y a une semaine une campagne de bombardements intenses de fiefs du Hezbollah au Liban. Dans ce contexte, des attaques se sont intensifiées sur les routes d’approvisionnement en armes du mouvement à la frontière syro-libanaise, attribuées à l’armée israélienne.
Dimanche, l’armée américaine a par ailleurs affirmé avoir tué 37 « terroristes » dans deux frappes distinctes précédentes en Syrie, dont des membres de Hourras al-Din, lié au groupe État islamique (EI), et d’el-Qaëda, selon un communiqué du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). La première frappe, le 24 septembre, a tué neuf « terroristes », dont un haut dirigeant de Hourras al-Din dans le nord-ouest de la Syrie, tandis qu’une précédente frappe le 16 septembre contre un camp d’entraînement de l’EI avait tué 28 autres « terroristes », dont au moins quatre responsables, a précisé le Centcom.
Source : AFP


Cet axe a toujours aboyé plus qu’il ne mord, Les US, Israël et les Arabes ont décidé d’en finir, les Iraniens ont pris acte et sont en train de sacrifier leurs pions externes. pour leur survie. C’est aussi simple que ça et les Russes l’ont fait comprendre a Bachar. Malheureusement chez nous il y en a qui ne veulent pas comprendre.
08 h 47, le 30 septembre 2024