Une femme réagit sous la pluie avec d'autres manifestants lors d'une manifestation anti-israélienne sur la place de Palestine à Téhéran le 28 septembre 2024, après que le Hezbollah libanais soutenu par l'Iran ait confirmé la mort de son chef Hassan Nasrallah lors d'une frappe aérienne israélienne à Beyrouth la veille. Photo AFP ou licenciés/ATTA KENARE
La Syrie, alliée du Hezbollah libanais, a condamné samedi l'assassinat la veille du chef de la puissante formation pro-iranienne dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, dénonçant une « agression méprisable ».
« L'entité sioniste confirme à travers cette agression méprisable, une fois de plus (...) son mépris du droit international », a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué. « Le peuple syrien n'oubliera jamais son soutien », a-t-il ajouté.
Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national, a rapporté l'agence Sana.
Le Hezbollah, financé par Téhéran, est l’un des alliés les plus importants du gouvernement syrien et combat à ses côtés dans le cadre de la guerre civile qui a débuté en 2011.
L’Iran soutient le président syrien Bachar al-Assad politiquement, militairement et économiquement depuis les premières années du conflit.
Depuis 2011, Israël y a mené des centaines de frappes visant l'armée et les groupes pro-iraniens, notamment le Hezbollah.
Les raids israéliens en Syrie se sont intensifiés après le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement palestinien en territoire israélien, le 7 octobre.
Les autorités israéliennes commentent rarement ces frappes mais ont déclaré à plusieurs reprises qu'elles ne permettraient pas à l'Iran, son ennemi juré, d'étendre sa présence en Syrie.
Alors que Damas a condamné l'assassinat de Hassan Nasrallah, dans les zones échappant au contrôle des autorités, des habitants ont célébré la nouvelle.
Nombreux parmi eux, considèrent que le Hezbollah est parmi les responsables de leurs malheurs, après que le mouvement chiite a combattu les rebelles syriens dans certaines régions du pays, poussant des dizaines de milliers d'habitants à fuir, pour la plupart vers le nord-ouest du pays.


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