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Anthony Samrani, co-rédacteur en chef de L'Orient-Le Jour.

Direct Q&A

Guerre au Liban : notre co-rédacteur en chef, Anthony Samrani, a répondu à vos questions

Ce qu’il faut retenir

Hier, lors de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, la France et les Etats-Unis, rejoints par des pays arabes et européens, ont appelé à un cessez-le-feu temporaire de 21 jours entre Israël et le Hezbollah.

Ce matin, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirmait que ces informations étaient « incorrectes », ayant « ordonné à l'armée de continuer à se battre au Liban avec toute sa force. »

Les frappes israéliennes ont fait, au Liban et ce depuis lundi, plus de 600 morts.

Envoyez vos questions à l'adresse suivante : livechatolj@lorientlejour.com


19:58 heure de Beyrouth

Vous avez été nombreux à nous envoyer des questions. Nous allons néanmoins fermer cette session, notre corédacteur en chef devant reprendre ses activités au sein de la rédaction. Mais nous rouvrirons une nouvelle session de questions-réponses sous peu !

Merci d'avoir été avec nous ce soir, merci pour vos questions.

Nous vous invitons à retrouver notre couverture en direct et en continu de la guerre au Liban ici.

Bonne soirée.

19:55 heure de Beyrouth

Et voici une question de Gabrielle :
Le Liban étant plus "proche" de l’Europe et notamment de la France, peut-on attendre une réponse différente de la part du président Macron et de la part des puissance occidentales face à l’agression israélienne au Liban ?


Bonsoir Gabrielle,

Merci d’être avec nous ce soir. Oui la France va être plus impliquée sur ce dossier qu’elle ne l’est à Gaza. Mais son poids est limité. Quant à l’Europe, elle est divisée. Les Etats-Unis, eux, sont hésitants. Il faudra beaucoup plus que cela pour pousser Israël à arrêter.

19:53 heure de Beyrouth

Voici une question de Satm : 

Comment expliquer que nous critiquons Israël pour ses attaques alors que c’est Hezbollah qui a commencé et continue la guerre depuis presque un an malgré le fait que de nombreux pays aient envoyé en vain leur diplomates pour demander à Hassan Nasrallah d'arrêter les tirs?


Bonsoir Satm,

Merci pour votre question. Chacun est libre de critiquer qui il veut. Pour ma part, je critique l’ouverture du front de soutien depuis le 8 octobre. Le Hezbollah nous a mis dans cette situation. Mais l’escalade israélienne va tuer des Libanais, va détruire une partie du pays, va alimenter la radicalisation des esprits, sans rien régler sur le fond. Oui, Israël va peut-être ramener le Hezbollah vingt ans en arrière. Mais à quel prix ? Et après ?

19:51 heure de Beyrouth

Et nous enchaînons avec une question de Sophie :
Bonsoir,

Pensez-vous qu'il existe un lien entre les élections américaines et la prudence de leurs dirigeants à réagir fermement, de crainte de susciter la colère de la communauté juive ou musulmane américaine, et ainsi risquer de perdre des voix lors des élections ?


Bonsoir Sophie,

Merci pour votre question.

Oui et non. Oui, parce que les élections américaines sont une période très spéciale où le moindre faux-pas peut coûter cher et où la priorité est donnée à la scène interne. Non, parce que l'administration Biden est pour l’instant dans la continuité de ce qu’elle fait depuis des mois, à savoir exercer une pression molle sur Israël, sans jamais se donner les moyens d’imposer un rapport de force avec l’Etat hébreu.

19:48 heure de Beyrouth

Une question de Céline.

Bonjour,

Pourquoi le Hezbollah ne peut-il pas faire plus pour défendre toutes ces localités chiites visées ? Est-ce que l'armée israélienne va continuer de cibler les localités chiites, est-ce qu'elle peut commencer à viser aussi les autres localités qui par solidarité hébergent des chiites qui ont fui ?


Bonsoir Céline,

Merci d’être avec nous. Le Hezbollah peut faire plus mais son parrain iranien ne le veut pas pour le moment. L’armée israélienne vise déjà des localités qui ne sont pas à dominante chiite, mais avec des frappes très limitées et ciblées. En cas de guerre totale, les localités chiites seront les plus touchées, mais d’autres peuvent aussi être concernées.

19:47 heure de Beyrouth

Une question de Baudouin

Bonjour,

Les déclarations de Macron sont-elles écoutées par les Libanais? Si oui comment sont-elles reçues ? Israël a-t-il des ambitions de colonisation de territoires libanais ? Courage !


Bonjour Baudoin,

Merci d’être là.

Emmanuel Macron a perdu une grande partie de son crédit auprès des Libanais après ce que l’on appelait l’initiative française post-explosion du port de Beyrouth, en août 2020. Initiative qui n’a eu aucun résultat. Mais la France est le seul pays occidental à être vraiment soucieux du Liban. Et Emmanuel Macron n’y est pas pour rien. On peut critiquer la méthode et les résultats, mais l’engagement est tout de même à saluer.

Concernant votre deuxième question, Israël n’a pas, et n’a jamais véritablement eu, une volonté de coloniser le Liban. Il y a toutefois des groupes au sein de l’Etat hébreu, situés à l’extrême droite de l’échiquier politique, qui en formulent le souhait. Si Israël continue d’évoluer sur ce chemin, ces groupes pourraient finir par être majoritaires.

19:40 heure de Beyrouth

Voici la question d'Olivio : 

Bonjour Anthony,

Quelles sont les options du Hezbollah si cette escalade continue ? Si les combattants du Hezbollah sont effectivement repoussés vers le nord du Litani avec la résolution 170 pour rétablir une "paix", cela ne se retournera-t-il pas contre les Libanais, avec une mainmise plus 'officielle' en interne pour préparer une certaine vengeance, et donc rebelote dans quelques années ? Ou bien cela les discréditera-t-il et les affaiblira-t-il ?

Quoi qu'il en soit, je ne vois pas de solution à long terme qui pourrait être bénéfique à la construction d'un État en interne...

Merci!


Bonjour Olivio,

Merci d’être avec nous ce soir. Si l’escalade se poursuit à ce rythme, le Hezbollah va arriver à un moment où il ne pourra plus éviter le scénario d’une guerre totale. Lui et son parrain iranien vont devoir montrer les muscles. Mais les risques vont devenir alors très importants. Israël ne va pas annihiler le Hezbollah. Mais il peut lui faire très mal et détruire une grande partie du Liban. Est-ce qu’il se risquera à une invasion terrestre ? S’il l’estime nécessaire et s’il considère que le parti chiite est épuisé, probablement. Le Hezbollah sera plus à son avantage dans une confrontation terrestre, qui lui redonnerait une forme de légitimité politique. Mais, même dans ce registre, a-t-il les moyens de résister durablement à Israël ? On peut en douter.

Si le Hezbollah sort très affaibli de ce conflit, il y a en effet de bonnes chances qu’il durcisse le ton sur la scène interne afin de montrer qu’il est encore présent. Comme vous, je ne vois pour l’instant aucune issue positive possible pour le Liban.

19:37 heure de Beyrouth

Voici une question de Mark

Bonsoir,

Le Hezb serait-il prêt, ou a-t-il envie d'un cessez-le-feu permanent avec Israël ? Et dans ce cas, après qu'Israel ait montré ses capacités militaires et technologiques, quid de la force de dissuasion du Hezb ? Et comment justifier tout cela auprès du peuple libanais une fois le conflit terminé ?

Merci.


Bonsoir Mark,

Merci pour votre question. Est-ce qu’il peut signer un cessez-le-feu (et non un accord de paix) ? Oui probablement. Mais pas s’il est humilié et que le conflit se prolonge à Gaza. Le Hezbollah a encore une force de dissuasion. Il reste la milice la plus puissante au monde. Certains l’ont longtemps surestimé, il ne faut pas aujourd’hui tomber dans l'excès inverse et le sous-estimer. Le mouvement a des dizaines de milliers de missiles qu’il n’a toujours pas utilisés, sans compter ses dizaines de milliers de combattants. Il est affaibli, certes. Il a pris des coups très durs. Mais il est beaucoup trop tôt pour l’enterrer.

19:34 heure de Beyrouth

Une autre question de Marc : 

Quelles sont les conditions nécessaires pour rétablir l'équilibre politique au Liban, afin d'avoir enfin des partis politiques bien organisés, avec des plans concrets (qui ne se limitent pas à des leaders corrompus qui passent leur journée à critiquer "simplement" des partis tel que le Hezbollah), capables de mener à un véritable changement et à des progrès sur le plan socio-politique ?
Merci beaucoup!


Rebonjour Marc,

Honnêtement, je ne sais pas. On ne peut rien faire tant que le Hezbollah est aussi fort. Penser qu’Israël est une solution pour affaiblir le Hezbollah est à mon avis un très mauvais pari. Et considérer que le Hezbollah est le seul problème du Liban est assez malhonnête. Tout est à (re)faire. Il faut construire un État digne de ce nom. Et en même temps profiter de conditions régionales favorables, en Palestine, en Syrie, et en Iran. Cela fait beaucoup.

19:31 heure de Beyrouth

Voici une question de Ramzi : 

Quels sont vos pronostics pour l'avenir proche du Liban? Pouvez-vous les détailler en scénarios optimiste, pessimiste et "base case" c’est-à-dire, scénario le plus probable.


Bonjour Ramzi,
Le pire scénario est celui d’une guerre totale. Soit parce qu’Israël déclenche une offensive terrestre ou va trop loin, soit parce que le Hezbollah décide qu’il ne peut plus encaisser les coups sans réagir.
Le scénario optimiste est celui d’une trêve qui aboutit progressivement à un accord.
Le scénario intermédiaire est la poursuite de l'escalade israélienne pendant encore plusieurs semaines. Jusqu’à aboutir à un accord ou afin de préparer une offensive plus large ? Les deux sont possibles.

19:29 heure de Beyrouth

Voici la question de Nadim :
Bonjour,
Pourriez-vous détailler les réactions locales à la situation depuis le 7 octobre 2023 en termes idéologiques? La droite chrétienne qui blâme le Hezb d'enfoncer le Liban dans une guerre qui n'est pas la sienne, ceux qui le défendent en disant que le Hezb n'est qu'une excuse pour ce projet colonial d'attaquer le Liban… Tous ces discours sont sous-tendus d'idéologies qu'il serait peut-être intéressant d'aborder d'un point de vue non confessionnel.

Merci et bon courage en ces temps difficiles !


Bonjour Nadim,

Merci pour votre question. Je ne parlerai pas d’idéologies mais de divergences politiques qui, malheureusement, reflètent tout de même une réalité communautaire. Les Libanais sont dans leur majorité plutôt hostiles à Israël et en faveur de la cause palestinienne. Mais lorsque l’on creuse un peu, les nuances apparaissent. Une partie du pays considère en effet que cette guerre n’est pas la sienne et que le Hezbollah l’y a menée par la force. Une autre estime au contraire que le Hezbollah est un bouclier essentiel face à un État qui, dans tous les cas, aurait agressé le Liban. Les premiers sont majoritairement chrétiens, les seconds chiites. Entre ces deux tendances existe une zone grise dans laquelle évolue aujourd'hui la majorité des sunnites.

19:27 heure de Beyrouth

Il vous reste encore un peu de temps pour envoyer vos questions en commentaire à cet article (si vous êtes abonné) ou bien par mail à l'adresse suivante : livechatolj@lorientlejour.com

19:25 heure de Beyrouth

Marc nous a envoyé la question suivante : 

À combien estimez-vous la proportion des Libanais qui refusent d'entrer en guerre ? Pensez-vous qu'on pourra enfin, un jour, atteindre une période dans un futur proche où l'armée libanaise pourra prendre le contrôle du Liban-Sud ? Comment ré-établir cet équilibre?
Merci.


Bonjour Marc,

Merci pour votre question. Il est très difficile d’y répondre. Je pense que la grande majorité des Libanais ne veulent pas entrer en guerre. Mais combien soutiennent le Hezbollah dans cette épreuve ? La grande majorité de la communauté chiite et probablement une partie des druzes et des sunnites. La communauté chrétienne semble être la plus critique envers l’ouverture du front de soutien le 8 octobre dernier.

Avant de savoir si l’armée pourra reprendre le contrôle du Liban-Sud, attendons de voir à quoi vont ressembler les prochaines semaines et mois. Cela dépendra en grande partie de l’état du Hezbollah et du Liban à ce moment-là.

19:23 heure de Beyrouth

Vous êtes nombreux à interagir avec cette session de questions-réponses, et nous vous en remercions!

19:22 heure de Beyrouth

Et maintenant, une question de Camille Oger : 

Bonjour,
N'étant pas Libanais, je suis étonné que l'armée libanaise reste passive dans cette phase. C'est le Liban qui est attaqué, même si Israël cible le Hezbollah. Pourquoi cette passivité ? Quel rôle joue l'armée depuis le 8 octobre ?
Merci à vous.


Bonjour Camille,

Votre question revient très souvent.

Au Liban, l’armée est l’une des seules institutions qui tient encore debout et qui réunit les Libanais. Son implication dans la guerre aurait deux conséquences dramatiques. La première, c’est que les institutions libanaises, dont l’armée, deviendraient la cible des attaques israéliennes. La seconde, c’est que son implication créerait de nombreuses tensions en interne puisqu’une partie du pays considère déjà avoir été entraînée dans ce conflit par la force. L’armée pourrait toutefois intervenir si elle est directement ciblée par Israël.

19:20 heure de Beyrouth

On enchaîne avec une question de Ramzi :
Bonjour,
Selon vous, que pourraient faire les acteurs internationaux ? Et est-ce qu'ils ont plus d’intérêts pour arrêter cette guerre que celle à Gaza ? Et merci pour votre travail !


Bonjour Ramzi, merci d’être avec nous.

La France peut mobiliser. Le Liban n’est pas Gaza à ses yeux et aux yeux de nombreux acteurs. Personne ne veut d’une guerre totale sur le territoire libanais. Mais les deux puissances qui comptent dans cette séquence sont les Etats-Unis et l’Iran. La République islamique semble prête à faire un pas en arrière, à condition que les apparences soient préservées. Mais les Etats-Unis mettent-ils tout leur poids dans la balance pour pousser Israël à stopper son escalade ? Pour le moment, on peut sérieusement en douter.

19:17 heure de Beyrouth

Une question de Souhail :
Pensez-vous que la trêve va tenir ou plutôt que la guerre va continuer, en dépit de toute résolution venant de l’Assemblée générale de l’Onu?


Bonjour Souhail, merci d’être avec nous ce soir.

Pour le moment, la trêve n’est même pas née. Alors pour ce qui est de tenir... Je suis assez pessimiste sur le fait qu’elle puisse s’imposer aux acteurs. Je ne vois pas pourquoi Israël reculerait tant qu’il a le sentiment de gagner sans avoir en plus à en payer le prix.

19:13 heure de Beyrouth

Une question de Nicolas : 

Bonjour,
Est-ce qu'on peut désormais parler d'une guerre totale ? Et est-ce qu'Israël est vraiment ouvert à un accord diplomatique ? Merci beaucoup !


Bonjour Nicolas, et merci pour votre question.
Cela dépend de ce que l’on entend par guerre totale. La journée de lundi était tout de même terrible avec des centaines de morts, plus de mille frappes et des dizaines de milliers de déplacés. Mais cela peut-être encore pire. La guerre totale impliquerait un bombardement intensif et constant de tout le sud du pays et également de la banlieue-sud de Beyrouth. Elle impliquerait en retour des salves de missiles, beaucoup plus importantes que ce qu’on a vu jusqu’à maintenant, dans le nord d’Israël.

19:11 heure de Beyrouth

Jean-Baptiste Hobeika a la question suivante : 

Cher Monsieur Samrani,

Les présidents Biden et Macron ont proposé ces dernières heures une trêve, soutenue par plusieurs autres pays. Le président Macron a appelé également à la fin des livraisons d'armes aux différents belligérants. Petite pique à l'égard des Etats-Unis qui est le pourvoyeur d'armes d'Israël. Israël semble n'avoir que faire de cette proposition de trêve, et a annoncé récemment poursuivre ses opérations dévastatrices.

Pensez-vous que les Etats-Unis, devant ce refus ferme d'Israël, pourrait accroître la pression afin d'obtenir la-dite trêve, en stoppant ou limitant les livraisons d'armes à son allié ?

Et si tel n'est pas le cas, quelle serait alors la valeur de l'engagement américain dans ce processus de cessation des combats ? Mascarade ?

Merci pour votre travail et prenez soin de vous


Bonjour Jean-Baptiste,

Merci pour votre question

La position américaine est difficile à lire. Les Américains poussent effectivement pour une trêve et veulent clairement éviter une guerre totale et un embrasement régional. Et dans le même temps, ils ne doivent pas être mécontents de voir le Hezbollah être affaibli de la sorte sans que l’on soit dans un scénario ingérable pour eux. Washington a probablement fixé quelques lignes rouges (ou peut-être orange) comme l’incursion terrestre, le bombardement d’infrastructures civiles dans certaines zones ou le bombardement intensif de la banlieue-sud mais à part cela, Israël semble avoir le champ libre. En l’absence d’une forte pression US, Israël n’a aucune raison aujourd’hui d’arrêter son offensive.

19:07 heure de Beyrouth

Pour rappel, vous pouvez envoyer vos questions en commentaire à cet article (si vous êtes abonné) ou par mail à l'adresse suivante : livechatolj@lorientlejour.com

19:06 heure de Beyrouth

Manesh a la question suivante : 

Bonjour,

N'étant pas du et au Liban, je me pose des questions sur la réaction du Hezbollah. Il semblait prêt à une attaque depuis longtemps de la part d'Israël. Et en voyant les drames à Gaza, il devait être prêt au même type de violence notamment aérienne. La non-réaction du Hezbollah m'interroge. Ont-ils été surpris par les multiples coups d'Israël (bipeurs, frappes contre des commandants etc) et n'ont-ils pas bien évalué la force de frappe aérienne et des services de renseignements ?
Ou est-ce que cette réponse modérée actuelle du parti chiite peut s'inscrire dans une volonté de passer pour moins "extrême" qu’Israël sur la scène internationale ? D'abord Gaza, puis la Cisjordanie puis le Liban. Israël passe pour un fauteur de trouble au Moyen-Orient, les réactions de l'Iran notamment peuvent faire penser à un positionnement visant à se placer d'un côté plus "diplomatique" du type : voilà le vrai visage d'Israël. Qu'en pensez-vous merci?


Bonjour Manesh,

Excellente question !

Le Hezbollah a été surpris par l’escalade israélienne, en particulier par la double explosion des bipeurs et des talkies-walkies. Pourquoi répond-il de façon modérée pour le moment ? Plusieurs raisons à mon avis. La première, c’est qu’il est sous le choc, ses capacités opérationnelles sont amoindries et il doit prendre le temps de se réorganiser. La deuxième, la plus importante selon moi, c’est que l’Iran ne veut pas l’escalade. Pas seulement pour donner une mauvaise image d’Israël mais surtout parce qu’il craint les conséquences d’une guerre totale. Celle-ci détruirait une partie du Liban, affaiblirait plus encore le Hezbollah, l'obligerait à avoir recours à ses missiles de haute-précision, qui ont pour fonction de défendre l’Iran en cas de guerre contre Israël et les Etats-Unis, et entraînerait peut-être Téhéran directement dans le conflit, ce qu’il veut éviter.

La question clé, à mon avis, est la suivante : à quel point l’Iran peut-il accepter que le Hezbollah soit affaibli avant de faire le choix de l’escalade ? Cela dépend probablement de sa perception de la guerre en cours : le Hezbollah est-il menacé ? Ses missiles le sont-ils également ? 

19:02 heure de Beyrouth

Maintenant, une question de Mehdi : 

Bonjour,
Pour les lecteurs étrangers comme moi, ou bien même pour les locaux qui en ont les moyens d'ailleurs, pourriez-vous nous communiquer des noms d'associations ou d'ONG qui viennent en aide aux réfugiés du Liban, afin que nous puissions faire des dons ? Le désir de vous aider est grand mais nos capacités sont maigres. Chaque petit geste compte, il faut faire connaître les initiatives !


Bonjour Mehdi,

Je ne peux pas vous répondre ici. Mais sachez que nous préparons un article sur le sujet. Restez connecté !

19:00 heure de Beyrouth

On commence avec la question de "C" : 

Bonjour,
Puisque tout arrêt de la guerre semble conditionné à un "accord" avec le Hamas, les pays occidentaux ne devraient-ils pas contraindre les dirigeants de ce parti à accepter le plan Américain qui se présente en trois points :la pose des principes d'un cessez-le-feu pour six semaines; le retrait des Israéliens de l'ensemble du territoire actuellement occupé: des négociations durables et sérieuses. Le Liban est en train de payer très cher pour une cause qui n'est pas la sienne.

Bonjour C, merci pour votre question,

Tout accord global semble effectivement lié à un arrêt des hostilités à Gaza. Je ne pense pas que les pays occidentaux aient les moyens de contraindre le Hamas à l’accepter. L’Iran semble être le seul acteur à avoir de véritables leviers en la matière. Mais même si le Hamas accepte les principes d’un accord, rien ne dit qu’Israël en fasse de même. Le gouvernement Netanyahu a torpillé toutes les négociations pour le moment. Il estime qu’il n’a pas encore atteint ses objectifs à Gaza, tout en laissant une forme de flou concernant l’après. Si les pays occidentaux ont un rôle à jouer aujourd’hui, il consiste à exercer davantage de pression sur Israël.  

18:58 heure de Beyrouth

Bonjour, Merci de nous rejoindre ici. Notre corédacteur en chef, Anthony Samrani, répond à vos questions maintenant.

13:26 heure de Beyrouth

Bonjour,


Jeudi 26 septembre à 19h, heure de Beyrouth, notre co-rédacteur en chef, Anthony Samrani, répondra ici à toutes vos questions sur le conflit en cours entre Israël et le Hezbollah, qui prend depuis une dizaine de jours une ampleur dramatique sur le territoire libanais.


Vous pouvez d’ores et déjà les envoyer à l’adresse suivante : livechatolj@lorientlejour.com

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Bonjour, Le texte de l’accord en cours de négociations entre le Hamas et Israël est il consultable publiquement?

Bitar Souraya

19 h 08, le 26 septembre 2024

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Commentaires (1)

  • Bonjour, Le texte de l’accord en cours de négociations entre le Hamas et Israël est il consultable publiquement?

    Bitar Souraya

    19 h 08, le 26 septembre 2024

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