L'enseignante bénévole Hope Kaufman dirige des étudiants haïtiens lors d'un cours d'anglais au Centre d'aide et de soutien de la communauté haïtienne à Springfield, Ohio, le 13 septembre 2024. Photo AFP/ROBERTO SCHMIDT
Au cœur de rumeurs racistes infondées, la petite ville de Springfield dans l'Ohio a reçu 33 alertes à la bombe en quelques jours, a indiqué lundi Mike DeWine, le gouverneur de cet Etat du nord-est des Etats-Unis lors d'une conférence de presse.
Lancées sur les réseaux sociaux et propagées par les républicains, ces rumeurs affirment que les immigrés haïtiens - arrivés par milliers ces dernières années dans la ville à la faveur d'un plan municipal pour attirer les travailleurs - voleraient des chats, des chiens et d'autres animaux de compagnie pour les manger.
Malgré les démentis de la police et des autorités, la reprise de ces rumeurs par le candidat républicain Donald Trump lors d'un débat télévisé a contribué à renforcer une ambiance extrêmement tendue dans la ville, les Haïtiens sur place redoutant des violences racistes.
Les 33 menaces reçues se sont toutes révélées fausses et "certaines venaient d'un pays en particulier", a déclaré le gouverneur à Springfield, sans le nommer. "Nous pensons que c'est une nouvelle opportunité pour perturber les Etats-Unis", a-t-il ajouté sans donner plus de détails sur les alertes reçues.
Des écoles, mais aussi la mairie, ont été évacuées à la suite de ces menaces et le maire a affirmé avoir reçu des menaces de mort.
Mike DeWine n'a pas précisé si son décompte incluait aussi les menaces d'action violente et l'alerte à la bombe lundi au Capitole de l'Ohio à Colombus.
Deux écoles ont été évacuées lundi à Springfield, selon les médias locaux, mais les autorités n'ont pas donné la raison de leur fermeture dans l'immédiat.
Le gouverneur républicain, qui a pris ses distances avec les propos de Donald Trump et les rumeurs relayées par les membres de son parti, a annoncé le déploiement aux alentours des écoles de la ville de 36 policiers habituellement dévolus aux contrôles routiers dans l'Etat.
Lancées sur les réseaux sociaux et propagées par les républicains, ces rumeurs affirment que les immigrés haïtiens - arrivés par milliers ces dernières années dans la ville à la faveur d'un plan municipal pour attirer les travailleurs - voleraient des chats, des chiens et d'autres animaux de compagnie pour les manger.
Malgré les démentis de la police et des autorités, la reprise de ces rumeurs par le candidat républicain Donald Trump lors d'un débat télévisé a contribué à renforcer une ambiance extrêmement...

