Le conspirationnisme, « mode de gouvernance » de Kaïs Saïed
Durant son mandat, le président tunisien, en lice pour sa réélection, a prétexté de nombreuses théories complotistes censées justifier les maux du pays.
OLJ / Par Clara HAGE,
le 14 septembre 2024 à 18h43
Le candidat à la présidentielle tunisienne Kaïs Saïed quittant le bureau de vote après avoir déposé son bulletin dans l’urne, lors du second tour, le 13 octobre 2019 à Tunis. Fethi Belaid/AFP
Que se passe-t-il dans la tête de Kaïs Saïed ? À l’approche de l’élection présidentielle, et alors que le président concourt à sa propre réélection, la Tunisie a vécu une série de rebondissements politiques. Parmi ceux-là, un remaniement surprise décidé le 25 août par le raïs, remplaçant pas moins de 19 ministres, dont ceux de la Défense et des Affaires étrangères. Quelques semaines auparavant, il avait déjà limogé son Premier ministre Ahmad Hachani, le remplaçant à la hâte par le technocrate Kamel Madouri. Le tout sans donner d’explications, si ce n’est une sortie énigmatique adressée aux nouveaux ministres et secrétaires d’État venus prêter serment au palais de Carthage : la situation dans le pays s’est transformée, selon lui, en un « conflit ouvert entre le peuple tunisien, déterminé à réaliser la justice et à lutter contre la...
Que se passe-t-il dans la tête de Kaïs Saïed ? À l’approche de l’élection présidentielle, et alors que le président concourt à sa propre réélection, la Tunisie a vécu une série de rebondissements politiques. Parmi ceux-là, un remaniement surprise décidé le 25 août par le raïs, remplaçant pas moins de 19 ministres, dont ceux de la Défense et des Affaires étrangères. Quelques semaines auparavant, il avait déjà limogé son Premier ministre Ahmad Hachani, le remplaçant à la hâte par le technocrate Kamel Madouri. Le tout sans donner d’explications, si ce n’est une sortie énigmatique adressée aux nouveaux ministres et secrétaires d’État venus prêter serment au palais de Carthage : la situation dans le pays s’est transformée, selon lui, en un « conflit ouvert entre le peuple tunisien, déterminé à...
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Kais Said sait que la seul façon d'éviter la libanisation de la Tunisie , et son effritement , est de la gouverner avec une poigne de fer , rien d'autre ! Il y a des pays qui ne sont pas murs pour les libertés publiques . C'est bien mieux ainsi pour l'instant . .
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Kais Said sait que la seul façon d'éviter la libanisation de la Tunisie , et son effritement , est de la gouverner avec une poigne de fer , rien d'autre ! Il y a des pays qui ne sont pas murs pour les libertés publiques . C'est bien mieux ainsi pour l'instant . .
Kais Said sait que la seul façon d'éviter la libanisation de la Tunisie , et son effritement , est de la gouverner avec une poigne de fer , rien d'autre ! Il y a des pays qui ne sont pas murs pour les libertés publiques . C'est bien mieux ainsi pour l'instant . .
13 h 47, le 15 septembre 2024