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Dernières Infos - Irak

Un accord entre Washington et Bagdad prévoirait le retrait de centaines de soldats de la coalition au cours de la première année

Une annonce officielle était initialement prévue il y a plusieurs semaines, mais elle a été reportée en raison de l'escalade régionale liée à la guerre d'Israël à Gaza.

Un accord entre Washington et Bagdad prévoirait le retrait de centaines de soldats de la coalition au cours de la première année

Des soldats de l'armée américaine faisant la queue pour monter à bord d'un avion afin de commencer leur voyage de retour hors d'Irak depuis la base aérienne d'el-Assad, à l'ouest de Bagdad, le 1er novembre 2011 Photo d'illustration Ali al-Saadi/AFP

Les États-Unis et l'Irak sont parvenus à un accord sur les plans de retrait des forces de la coalition dirigée par les États-Unis en Irak, selon plusieurs sources au fait de la question contactées par l'agence Reuters.

Le plan, qui a fait l'objet d'un accord général mais qui nécessite le feu vert définitif des deux capitales et une date d'annonce, prévoit le départ de centaines de soldats d'ici à septembre 2025, le reste devant partir d'ici à la fin de 2026, ont indiqué ces sources. « Nous avons un accord, il ne reste plus qu'à savoir quand l'annoncer », a déclaré un haut fonctionnaire américain. Les États-Unis et l'Irak cherchent également à établir une nouvelle relation consultative qui pourrait permettre à certaines troupes américaines de rester en Irak après la réduction des effectifs.

Une annonce officielle était initialement prévue il y a plusieurs semaines, mais elle a été reportée en raison de l'escalade régionale liée à la guerre d'Israël à Gaza et pour régler certains détails restants, a-t-on indiqué de mêmes sources. Ces dernières incluent cinq responsables américains, deux responsables d'autres pays de la coalition et trois responsables irakiens, tous s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Plusieurs d'entre elles croient savoir que l'accord pourrait être annoncé ce mois-ci.

Ces photos du massacre de 2005 à Haditha en Irak, rendues publiques par l'armée US

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Discussions techniques terminées

Farhad Alaëddine, conseiller du Premier ministre irakien pour les Affaires étrangères, a déclaré que les discussions techniques avec Washington sur le retrait de la coalition étaient terminées. « Nous sommes maintenant sur le point de faire passer les relations entre l'Irak et les membres de la coalition internationale à un autre niveau, en nous concentrant sur les relations bilatérales dans les domaines militaire, sécuritaire, économique et culturel », a-t-il déclaré.

Il n'a pas commenté les détails du plan et la coalition dirigée par les États-Unis n'a pas répondu aux questions envoyées par courrier électronique. L'accord fait suite à plus de six mois de discussions entre Bagdad et Washington, entamées par le Premier ministre Mohammad Shia al-Sudani en janvier, au moment où des groupes armés irakiens soutenus par l'Iran attaquaient les forces américaines stationnées dans des bases irakiennes.

Des attaques à la roquette et par drone ont tué trois soldats américains et en ont blessé des dizaines d'autres, entraînant plusieurs séries de représailles meurtrières de la part des États-Unis qui ont menacé les efforts du gouvernement pour stabiliser l'Irak après des décennies de conflit. Les États-Unis ont environ 2 500 soldats en Irak et 900 dans la Syrie voisine dans le cadre de la coalition formée en 2014 pour combattre l'État islamique alors qu'il se déchaînait dans les deux pays.

Le groupe tenait autrefois environ un tiers de l'Irak et de la Syrie, mais il a été vaincu territorialement en Irak fin 2017 et en Syrie en 2019. L'Irak a démontré sa capacité à faire face à toute menace restante, a déclaré M. Alaëddine. Les États-Unis avaient initialement envahi l'Irak en 2003, renversant le dictateur Saddam Hussein avant de se retirer en 2011, mais étaient revenus en 2014 à la tête de la coalition pour combattre l'État islamique.

D'autres pays, dont l'Allemagne, la France, l'Espagne et l'Italie, fournissent également des centaines de soldats à la coalition. Selon ce plan, toutes les forces de la coalition quitteraient la base aérienne de Aïn el-Assad, dans la province occidentale de Anbar, et réduiraient considérablement leur présence à Bagdad d'ici à septembre 2025.

Les troupes américaines et les autres troupes de la coalition devraient rester à Erbil, dans la région semi-autonome du Kurdistan du Nord, pendant environ une année supplémentaire, jusqu'à la fin de 2026, afin de faciliter les opérations en cours contre l'État islamique en Syrie. Les détails exacts des mouvements de troupes sont tenus secrets en raison de leur sensibilité militaire.

Ce retrait marquerait un changement notable dans le dispositif militaire de Washington dans la région. Bien qu'ils se concentrent principalement sur la lutte contre l'État islamique, les responsables américains reconnaissent que leur présence sert également de position stratégique contre l'influence iranienne.

Cette position est devenue plus importante à mesure qu'Israël et l'Iran intensifient leur confrontation régionale, les forces américaines en Irak ayant abattu des roquettes et des drones tirés en direction d'Israël ces derniers mois, selon des responsables américains. Le premier ministre al-Sudani a déclaré que, bien qu'il apprécie leur aide, les troupes américaines sont devenues un pôle d'attraction pour l'instabilité, étant fréquemment prises pour cible et répondant par des frappes souvent non coordonnées avec le gouvernement irakien.

L'accord, lorsqu'il sera annoncé, constituera probablement une victoire politique pour M. al-Sudani, qui cherche à équilibrer la position de l'Irak en tant qu'allié à la fois de Washington et de Téhéran. La première phase de la réduction des effectifs s'achèverait un mois avant les élections législatives irakiennes prévues pour octobre 2025. Pour les États-Unis, ce délai de deux ans offre une « marge de manœuvre », permettant d'éventuels ajustements si la situation régionale évolue, a déclaré un responsable américain.

Le département d'État et l'ambassade des États-Unis à Bagdad n'ont pas répondu aux demandes de commentaires. 

Les États-Unis et l'Irak sont parvenus à un accord sur les plans de retrait des forces de la coalition dirigée par les États-Unis en Irak, selon plusieurs sources au fait de la question contactées par l'agence Reuters.Le plan, qui a fait l'objet d'un accord général mais qui nécessite le feu vert définitif des deux capitales et une date d'annonce, prévoit le départ de centaines de soldats d'ici à septembre 2025, le reste devant partir d'ici à la fin de 2026, ont indiqué ces sources. « Nous avons un accord, il ne reste plus qu'à savoir quand l'annoncer », a déclaré un haut fonctionnaire américain. Les États-Unis et l'Irak cherchent également à établir une nouvelle relation consultative qui pourrait permettre à certaines troupes américaines de rester en Irak après la réduction des effectifs.Une annonce officielle...