« Bija », gangster au double visage des côtes libyennes
Le garde-côte et passeur de migrants, assassiné le 31 août, flirtait avec les lignes rouges de ses divers réseaux, tout en vantant ses actions aux médias occidentaux.
« Bija » (gauche), célébré dans les rues de Zawiya après sa libération de prison en avril 2021. Il avait été arrêté par les autorités libyennes six mois plus tôt pour trafic d’êtres humains et de carburant. Photo publiée sur X par la journaliste italienne Francesca Mannocchi @mannocchia
Sur le siège passager d’un 4 x 4 blanc, penché vers la gauche, le bras et le cou ensanglantés, gît un corps. Sous la fenêtre pulvérisée d’où pendent encore des débris de verre, plusieurs impacts de balles. Abdelrahman Milad, l’un des trafiquants libyens d’êtres humains les plus connus, a été abattu en plein jour le 31 août dans un faubourg de Tripoli, près de l’Académie navale de Janzour où il œuvrait comme commandant. « Bija », surnom dû à sa passion pour le football et le joueur italien Roberto Baggio, portait une double casquette : garde-côte et passeur de migrants vers l’Europe. Une activité sur laquelle il s’est bâti, avec le trafic de carburant, un empire de dollars et de misère humaine. Réputé pour sa cruauté, ce père d’un garçon de deux ans était accusé de faire couler des bateaux pleins à craquer pour éviter d’être repéré par...
Sur le siège passager d’un 4 x 4 blanc, penché vers la gauche, le bras et le cou ensanglantés, gît un corps. Sous la fenêtre pulvérisée d’où pendent encore des débris de verre, plusieurs impacts de balles. Abdelrahman Milad, l’un des trafiquants libyens d’êtres humains les plus connus, a été abattu en plein jour le 31 août dans un faubourg de Tripoli, près de l’Académie navale de Janzour où il œuvrait comme commandant. « Bija », surnom dû à sa passion pour le football et le joueur italien Roberto Baggio, portait une double casquette : garde-côte et passeur de migrants vers l’Europe. Une activité sur laquelle il s’est bâti, avec le trafic de carburant, un empire de dollars et de misère humaine. Réputé pour sa cruauté, ce père d’un garçon de deux ans était accusé de faire couler des bateaux...
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