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Dernières Infos - Israël

Mouvement de grève inégalement suivi pour la libération des otages


Des passagers attendent leur vol à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv lors d'une grève nationale le 2 septembre 2024. Photo AFP / GIL COHEN-MAGEN

Un mouvement de grève en Israël à l'appel de la puissante centrale syndicale Histadrout en vue d'accroître la pression sur le gouvernement pour obtenir la libération des otages retenus à Gaza était inégalement suivie lundi à la mi-journée. La centrale syndicale avait appelé dimanche à une « grève générale », dans la foulée de manifestations massives après l'annonce de la mort de six otages retenus par le Hamas dans la bande de Gaza et tués « à bout portant », selon le ministère israélien de la Santé.

« Nous arrêtons tout pour que notre voix soit entendue, pour dire que nous ne voulons rien faire tant qu'ils (les otages) ne sont pas là », a déclaré lundi à l'AFP Michal Hadas-Nahor, 34 ans, lors d'une manifestation à Tel-Aviv. « J'espère vraiment que cela fera une différence, sinon je ne sais pas comment je peux vivre dans ce pays et élever mes enfants ici », a ajouté cette manifestante.

« Nous voulons que ce gouvernement cesse d'exister, nous voulons des élections, et avant tout nous voulons qu'il signe un accord pour libérer les otages et mettre fin à cette guerre qui est terrible pour les deux camps », a dit à l'AFP Barak Hadurian, un ingénieur de 56 ans.

Plusieurs grandes villes comme Tel-Aviv et Haïfa ont suivi le mot d'ordre de grève, annonçant la fermeture des services municipaux lundi. Des perturbations ont également été enregistrées à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv où les départs ont repris partiellement à 10H00 (07H00 GMT) après deux heures d'interruption totale. Mais le mouvement était inégalement suivi lundi, plusieurs municipalités, notamment celle de Jérusalem, n'ayant pas répondu au mot d'ordre.

Et dans les localités participant au mouvement, les transports publics, gérés par des entreprises privées, fonctionnaient au moins partiellement. Dans les services gouvernementaux aussi, le débrayage était inégalement suivi. « Il n'y a pas de réception pour le public aujourd'hui, mais nous travaillons dans les bureaux », a indiqué un employé de la sécurité sociale israélienne à l'AFP sous couvert d'anonymat.

L'employé, opposé à la grève, l'a qualifiée de « scandale » alors que le pays est en guerre, plus de 11 mois après l'attaque du Hamas en Israël qui l'a déclenchée. « La Histadrout se comporte comme un organe politique et non comme un syndicat de travailleurs », a-t-il ajouté.

A la suite d'une demande du ministre des Finances, Bezalel Smotrich (extrême droite), le procureur général israélien a demandé au tribunal du travail de se prononcer contre la grève, arguant que sa motivation était d'ordre politique et ne concernait pas un conflit collectif de travail.

Selon le site d'actualité israélien Ynet, le président de la Histadrout, Arnon Bar-David, a informé le tribunal que la grève se poursuivrait seulement jusqu'à 18H00 (15H00 GMT), soit 12 heures plus tôt que ce qui était initialement prévu.Parallèlement, des manifestations se poursuivaient lundi dans plusieurs villes pour réclamer un accord sur la libération des otages.

Selon une journaliste de l'AFP, plusieurs manifestants ont été arrêtés à Tel-Aviv alors qu'ils bloquaient la circulation une autoroute. Ces rassemblements avaient réuni la veille plusieurs dizaines milliers de personnes.

Un mouvement de grève en Israël à l'appel de la puissante centrale syndicale Histadrout en vue d'accroître la pression sur le gouvernement pour obtenir la libération des otages retenus à Gaza était inégalement suivie lundi à la mi-journée. La centrale syndicale avait appelé dimanche à une « grève générale », dans la foulée de manifestations massives après l'annonce de la mort de six otages retenus par le Hamas dans la bande de Gaza et tués « à bout portant », selon le ministère israélien de la Santé.« Nous arrêtons tout pour que notre voix soit entendue, pour dire que nous ne voulons rien faire tant qu'ils (les otages) ne sont pas là », a déclaré lundi à l'AFP Michal Hadas-Nahor, 34 ans, lors d'une manifestation à Tel-Aviv. « J'espère vraiment que cela fera une différence, sinon je...