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Dernières Infos - Guerre À Gaza

"Qu'est-il advenu de notre humanité?", lance une responsable de l'ONU

Des personnes en deuil marchent avec les corps de quatre Palestiniens tués lors d'une opération militaire israélienne pendant leurs funérailles dans le camp de réfugiés palestiniens de Fara, près de Tubas, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 29 août 2024. AFP/ ZAIN JAAFAR

« Qu'est-il advenu de notre humanité élémentaire ? », a lancé jeudi une responsable de l'ONU devant le Conseil de sécurité, décrivant la souffrance des habitants de Gaza, « au-delà de ce que tout être humain devrait endurer ».

« Il est difficile de décrire avec des mots la lutte immense de la population pour trouver un abri ou d'autres produits de première nécessité », a déclaré Joyce Msuya, cheffe par intérim du bureau humanitaire de l'ONU (Ocha), lors d'une réunion sur la situation humanitaire dans le territoire palestinien assiégé. « Les civils ont faim. Ils ont soif. Ils sont malades. Ils sont sans abri. Ils ont été poussés au-delà des limites de leur résistance, au-delà de ce que tout être humain devrait endurer ».

« Ce dont nous avons été témoins ces 11 derniers mois (...) remet en question l'engagement du monde envers l'ordre juridique international créé pour empêcher ces tragédies », a-t-elle déploré. « Cela nous force à demander: qu'est-il advenu de notre humanité élémentaire ? ». La guerre a été déclenchée par l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre qui a entraîné côté israélien la mort de 1.199 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles. Les représailles israéliennes à Gaza ont fait au moins 40.602 morts, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, et provoqué un désastre humanitaire et sanitaire dans le territoire assiégé. « Nous ne pouvons pas planifier (l'aide humanitaire) plus de 24 heures à l'avance parce que nous ne savons pas ce que nous allons recevoir, quand nous allons le recevoir, et où nous allons pouvoir distribuer » cette aide, a dénoncé Joyce Msuya, soulignant que « les vies de 2,1 millions de personnes ne peuvent pas dépendre que de la chance et de l'espoir ».

Elle a également dénoncé la multiplication des ordres d'évacuation des autorités israéliennes — 16 depuis début août —, forçant les Palestiniens de Gaza à se déplacer sans cesse, vivant « dans l'incertitude, sans savoir quand le prochain ordre arrivera ». « Face à cette souffrance humaine inadmissible, le Conseil de sécurité — et tous les Etats membres — doivent agir », a-t-elle plaidé, réclamant une nouvelle fois un cessez-le-feu et la libération des otages emmenés à Gaza le 7 octobre.

« Qu'est-il advenu de notre humanité élémentaire ? », a lancé jeudi une responsable de l'ONU devant le Conseil de sécurité, décrivant la souffrance des habitants de Gaza, « au-delà de ce que tout être humain devrait endurer ».« Il est difficile de décrire avec des mots la lutte immense de la population pour trouver un abri ou d'autres produits de première nécessité », a déclaré Joyce Msuya, cheffe par intérim du bureau humanitaire de l'ONU (Ocha), lors d'une réunion sur la situation humanitaire dans le territoire palestinien assiégé. « Les civils ont faim. Ils ont soif. Ils sont malades. Ils sont sans abri. Ils ont été poussés au-delà des limites de leur résistance, au-delà de ce que tout être humain devrait endurer ».« Ce dont nous avons été témoins ces 11 derniers mois (...)...