Le logo de la plateforme TikTok affiché sur un smartphone. Photo d'illustration Antonin Utz/AFP
L’avocat général près la Cour d’appel du Mont-Liban, Tanios Saghbini, a engagé la semaine dernière des poursuites contre un membre présumé du réseau de pédopornographie sur TikTok, H.S. . Celui-ci avait lui-même dénoncé en avril dernier ce réseau qui s’employait à attirer sur le réseau social de jeunes adolescents, à les droguer, les violer, filmer les agressions sexuelles qu’ils subissaient et vendre ces vidéos sur le dark web.
Une source judiciaire affirme à L’Orient-Le Jour qu’avant d’engager des poursuites contre l’homme qu’il suspecte d’implication dans ledit réseau, le juge Saghbini avait lancé un mandat de recherche contre lui, suite à une promesse de comparaître, qu’il n’avait pas respectée. Le suspect se trouve à l’étranger, vraisemblablement en Suisse, ajoute la source précitée, indiquant que son dossier a été transféré au premier juge d’instruction du Mont-Liban, Nicolas Mansour, à qui le juge Saghbini a requis le lancement d’un mandat d’arrêt.
Une quinzaine d’individus font actuellement l’objet des investigations conduites par le juge Nicolas Mansour, qui devrait au final transmettre le dossier au parquet d’appel pour un avis sans caractère contraignant. Ce n’est qu’ensuite que le premier juge d’instruction aura à rendre son acte d’accusation.
En tout, une quinzaine de prévenus se trouvent sous les verrous. Parmi eux, un coiffeur et un commerçant de prêt-à-porter célèbres sur TikTok, un styliste, un dentiste, un photographe, un homme qui transférait des fonds entre des membres du gang, un chauffeur de taxi et un avocat membre du barreau de Tripoli. Sans compter trois personnes arrêtées pour « homicide volontaire », après une action publique engagée récemment par le parquet du Mont-Liban, suite au suicide d’un mineur, vraisemblablement en lien avec l’affaire du réseau pédopornographique. Trois autres suspects seraient en cavale à l’étranger. Les mandats d’arrêt par défaut qui leur avaient été livrés par la justice libanaise, peu de temps après la découverte du réseau, ont été diffusés récemment par Interpol, selon une source judiciaire.


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