Des panneaux d'affichag avec des affiches électorales du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), de l'Union chrétienne-démocrate conservatrice CDU, du nouveau parti populiste allemand de gauche Buendnis Sahra Wagenknecht et de La Gauche (Die Linke) sont vus à Weisswasser, en Saxe, le 14 août 2024. Photo AFP / MICHAELA STACHE
Le parti d'extrême gauche allemand Die Linke a annoncé dimanche un renouvellement de ses dirigeants à son prochain congrès en octobre au moment où il affronte une crise "existentielle" après une série de revers, notamment aux dernières européennes. Janine Wissler et Martin Schirdewan ont annoncé dans un communiqué qu'ils ne brigueraient pas un nouveau mandat comme co-dirigeants du parti lors du congrès prévu octobre.
"Je me rends compte qu'il y a une aspiration dans une frange du parti à un nouveau départ en termes de personnes", a déclaré Mme Wissler. Leur décision intervient après que Die Linke, qui puise ses racines dans le communisme est-allemand et le mouvement syndical ouest-allemand, eut obtenu un score inférieur à 3% aux élections européennes en juin. Die Linke, qui n'a pu se maintenir que d'extrême justesse au Bundestag aux élections de 2021, a été longtemps été déchiré par des conflits internes.
Mais le parti a subi un coup dur lorsque la députée Sahra Wagenknecht, une figure populaire, a fait défection en 2023 pour fonder un nouveau parti populiste de gauche, emmenant avec elle neuf députés de Die Linke. L'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) a dépassé Die Linke aux élections européennes et, selon les sondages, pourrait également le devancer aux élections régionales de septembre dans trois Länders de l'est de l'Allemagne.
Reconnaissant la gravité de la crise, la direction du parti a adopté samedi une motion estimant que Die Linke se trouvait "sans aucun doute dans une situation dangereuse qui constitue une menace existentielle". Le parti "a besoin de nouvelles perspectives et de passion" pour procéder au "renouveau nécessaire", a déclaré dimanche M. Schirdewan.
Mme Wissler a co-dirigé Die Linke depuis 2021, et M. Schirdewan l'a rejointe un an plus tard. Mme Wagenknecht a quitté le parti après s'être heurtée à des responsables de Die Linke en raison de sa position dure sur l'immigration. Elle souhaite également que l'Allemagne cesse de fournir des armes à l'Ukraine.
Selon des analystes, l'Alliance BSW, qui se décrit elle-même comme une formation à la fois de gauche et conservatrice, ne cible pas seulement les sympathisant d'extrême gauche, mais tente aussi, avec sa rhétorique anti-immigration et anti-système, de capter les voix des électeurs de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD, extrême droite).
Le parti d'extrême gauche allemand Die Linke a annoncé dimanche un renouvellement de ses dirigeants à son prochain congrès en octobre au moment où il affronte une crise "existentielle" après une série de revers, notamment aux dernières européennes. Janine Wissler et Martin Schirdewan ont annoncé dans un communiqué qu'ils ne brigueraient pas un nouveau mandat comme co-dirigeants du parti lors du congrès prévu octobre.
"Je me rends compte qu'il y a une aspiration dans une frange du parti à un nouveau départ en termes de personnes", a déclaré Mme Wissler. Leur décision intervient après que Die Linke, qui puise ses racines dans le communisme est-allemand et le mouvement syndical ouest-allemand, eut obtenu un score inférieur à 3% aux élections européennes en juin. Die Linke,...


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