Le président du Parlement Nabih Berry avec les membres d'une délégation de l'ULCM, le 30 juillet 2024. Photo ANI
Le président du Parlement Nabih Berry a estimé que le conflit actuel qui se déroule à Gaza et à la frontière libano-israélienne constitue « une menace pour l’ensemble de la région ».
« Ce qu'il se passe menace toute la région. Mais malgré sa gravité, nous n’avons pas peur pour le Liban et son avenir, car la garantie du Liban est l’unité, l’unité entre ses citoyens dans le pays et la diaspora, et aussi l’adhésion à la force du Liban et à ses droits légitimes à défendre sa terre… », a souligné le chef du Législatif au cours d’une rencontre avec une délégation de l’Union culturelle libanaise dans le monde (UCLM), à Aïn el-Tiné présidée par Abbas Fawaz, président mondial de l'organisation, et Haïdar Salman, président du bureau de l'UCLM en Côte d'Ivoire.
Nabih Berry a insisté dans ce cadre sur « la nécessité d’exercer des pressions politiques sur Israël, afin qu’il mette fin à son agression continue sur Gaza et le Liban ». Une agression « répugnante pour l’humanité », a-t-il dit, en référence à la guerre que mène l’État hébreu à Gaza depuis dix mois.
Les propos du président du Parlement interviennent quelques jours après la frappe qui a touché un terrain de football samedi à Majdel Chams, un village druze du Golan occupé et annexé par Israël. La frappe a été imputée au Hezbollah par Israël, mais le parti chiite a démenti toute responsabilité dans cette attaque qui a fait 12 morts, la plupart des enfants, poussant le cabinet israélien à promettre une riposte « significative ».
Le président du Parlement a réitéré l’engagement du Liban à respecter la résolution 1701, rappelant qu’Israël a enregistré un record de plus de 33 000 violations de cette résolution.

