Un airbus de la Middle East Airlines. Photo Mohammad Yassine
Le PDG de Middle East Airlines (MEA), Mohammad al-Hout, a déclaré mardi que la compagnie « n'a reçu aucune menace ou information concernant une frappe visant l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) », selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
« Si nous avions eu la moindre crainte ou information concernant une frappe, nous n'aurions pas laissé la moitié des avions à l'aéroport. Nous les aurions plutôt retirés », a indiqué M. Hout à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre sortant Nagib Mikati au Grand Sérail.
Plusieurs compagnies aériennes ont ces deux derniers jours annulé ou retardé des vols au départ et à destination de Beyrouth, le Liban et la communauté internationale craignant qu'Israël riposte à une frappe meurtrière samedi soir qui a tué 12 jeunes à Majdel Chams, ville druze sur le plateau du Golan occupé. De son côté, la MEA a reprogrammé certains vols, invoquant « des raisons techniques relatives à la répartition des risques liés à l’assurance pour les avions entre le Liban et l’étranger ».
« Nous ne voulons pas avoir un grand nombre d'avions à l'aéroport à une certaine heure du matin, au cas où quelque chose se produirait, bien que cela ne soit pas prévu », a indiqué à ce sujet Mohammad el-Hout. Il a enfin déclaré que la plupart des avions de la MEA « opèrent normalement », notant qu'il « y a du retard pour 5 à 6 avions sur 36 ».
Des déclarations qui interviennent alors que la tension est donc montée d'un cran entre le Hezbollah et Israël, engagés depuis octobre dernier, dans le sillage de la guerre de Gaza, dans des combats meurtriers à la frontière du Liban-Sud.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin