La vice-présidente des États-Unis Kamala Harris s'exprime lors d'un événement en l'honneur des équipes championnes de la National Collegiate Athletic Association (NCAA) pour la saison 2023-2024, sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, DC, le 22 juillet 2024. Photo AFP/BRENDAN SMIALOWSKI
Forte du soutien de la majorité de son camp, Kamala Harris teste mardi sa candidature à la présidentielle auprès d'électeurs avec son premier meeting de campagne, dans le Wisconsin, un Etat décisif pour son duel probable contre Donald Trump.
Joe Biden, lui, rétabli du Covid, doit retourner en début d'après-midi à la Maison Blanche, après un confinement de près d'une semaine dans sa maison de vacances de Rehoboth, sur la côte Atlantique.
C'est de là qu'il a rédigé dimanche une lettre aux Américains annonçant son retrait de la course, un des plus grands bouleversements politiques de l'histoire moderne, sur lequel il s'expliquera mercredi soir lors d'une adresse à la nation.
Il avait dans la foulée transmis le flambeau à sa vice-présidente Kamala Harris, 59 ans, qui dispose maintenant de moins de quatre mois pour convaincre les Américains de la solidité de son profil.
Retour à Milwaukee
L'ancienne sénatrice de Californie, qui s'est engagée à placer le droit à l'avortement au cœur de sa campagne, tient mardi après-midi son premier meeting de campagne, à Milwaukee.
Le choix de cette ville du Wisconsin n'est évidemment pas un hasard: c'est là que s'est déroulée la semaine dernière la convention des républicains, lors de laquelle Donald Trump a été investi comme le candidat de ce parti pour l'élection du 5 novembre.
Pendant quatre jours, cette grand-messe a démontré la mainmise absolue de l'ancien président sur les républicains. Le milliardaire, qui venait d'échapper à une tentative d'assassinat, a été reçu en héros et couronné en fanfare.
Mais le Wisconsin fait aussi, et surtout, partie de la poignée d'Etats qui doivent décider du sort de l'élection présidentielle du 5 novembre.
« J'ai hâte »
Donald Trump a jusqu'ici mené la course dans le Wisconsin face à Joe Biden mais il est encore trop tôt pour dire s'il conservera cette avance face à Kamala Harris.
La candidate n'est en campagne que depuis dimanche mais elle est déjà assurée du soutien la majorité des délégués démocrates -- quelque 4.000 personnes chargées de désigner officiellement le ou la candidate du parti.
« J'ai hâte de pouvoir bientôt accepter formellement cette nomination », d'ici à la convention démocrate mi-août à Chicago, avait déclaré lundi Kamala Harris.
Joe Biden a exhorté les démocrates à se rallier autour de sa vice-présidente, qui a déjà reçu le soutien d'une ribambelle de gouverneurs, dont certains étaient perçus comme de possibles rivaux, et d'autres poids lourds du parti, comme Nancy Pelosi et Hillary Clinton.
Mais l'ancien président Barack Obama et les chefs démocrates au Congrès, Hakeem Jeffries et Chuck Schumer, ne lui ont pas encore offert leur soutien explicite.
« Point fort »
La vice-présidente a reçu mardi le soutien de la star d'Hollywood George Clooney, l'un des premiers grands donateurs démocrates à avoir appelé Joe Biden à se retirer, ainsi que de la milliardaire et philanthrope Melinda French Gates, ex-épouse du cofondateur de Microsoft Bill Gates.
Le puissant syndicat des métallurgistes, l'USW, lui a également apporté son appui, soulignant dans un communiqué que Mme Harris avait toujours défendu les intérêts des travailleurs durant ses quatre années aux côtés de Joe Biden.
La politique étrangère est le « point fort » de Kamala Harris, a estimé mardi le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken lors d'un point-presse, assurant « qu'elle était une voix très forte, très efficace et profondément respectée pour notre pays dans le monde entier ».
Illustration de l'enthousiasme autour de la candidature de Kamala Harris: son équipe de campagne a annoncé mardi matin avoir levé plus de 100 millions de dollars depuis qu'elle s'est déclarée candidate, dont 62% de premières donations pour une campagne démocrate.
La quinquagénaire a donné lundi soir un avant-goût de ce à quoi ressemblera Kamala Harris la candidate, lors d'un événement de campagne dans le Delaware.
« Je vois bien le genre de gars qu'est Donald Trump », a lancé l'ancienne procureure, comparant le candidat républicain, condamné au pénal, à un « prédateur » et un « escroc ».Désormais quasi assurée d'être désignée candidate par son camp, Kamala Harris teste désormais sa candidature auprès d'électeurs: la démocrate tient mardi un meeting dans le Wisconsin, un Etat décisif pour son duel probable face à Donald Trump.
La vice-présidente, qui remplace Joe Biden au pied levé après l'un des plus grands bouleversements politiques de l'histoire moderne, a moins de quatre mois pour convaincre les Américains de la solidité de son profil.
Lors d'un événement de campagne lundi soir dans le Delaware, la quinquagénaire a donné un avant-goût de ce à quoi ressemblerait Kamala Harris, la candidate.
"Je vois bien le genre de gars qu'est Donald Trump", a lancé l'ancienne procureure, comparant le candidat républicain, condamné au pénal, à un "prédateur" et un "escroc".
"Nous allons gagner", a-t-elle promis, sous les applaudissements de militants démocrates.
L'ancienne sénatrice de Californie s'est aussi engagée à placer le droit à l'avortement au cœur de sa campagne et à se "battre pour le droit à disposer de son corps".
Le sacre de Trump à Milwaukee
Autant d'arguments qu'elle testera désormais mardi auprès d'électeurs lors de son premier meeting de campagne, à Milwaukee.
Le choix de cette métropole du Wisconsin, donnant sur le lac Michigan, ne tient évidemment pas au hasard.
Cette ville de la région des Grands Lacs a accueilli la semaine dernière la convention des républicains, lors de laquelle Donald Trump a été investi comme le candidat de son parti pour l'élection.
Une grand-messe de quatre jours qui a illustré la mainmise absolue de l'ancien président sur les républicains. Le milliardaire, qui venait d'échapper à une tentative d'assassinat, a été reçu en héros et couronné en fanfare.
"Il faut que ce soit Kamala"
Mais le Wisconsin fait aussi, et surtout, partie des cinq ou six Etats qui doivent décider du sort de l'élection présidentielle du 5 novembre.
Donald Trump a mené la course dans cet Etat face à Joe Biden, mais il est encore bien trop tôt pour dire s'il conservera son avance face à Kamala Harris, si tant est qu'elle soit bien choisie comme la candidate des démocrates.
Un choix qui ne fait plus guère de doute : une majorité de délégués démocrates -- ces quelque 4.000 personnes en charge de désigner officiellement le ou la candidate du parti -- ont déjà annoncé leur intention de la soutenir, ont indiqué lundi soir des médias américains.
Kamala Harris s'est ainsi dite "fière d'avoir acquis le large soutien nécessaire pour devenir la candidate du parti" démocrate. "J'ai hâte de pouvoir bientôt accepter formellement cette nomination", d'ici à la convention du parti prévue mi-août à Chicago, a-t-elle ajouté.
La vice-présidente de 59 ans a déjà reçu le soutien d'une ribambelle de gouverneurs, dont certains étaient perçus comme de possibles rivaux, et d'autres poids lourds du parti, comme Nancy Pelosi et Hillary Clinton.
Mais l'ancien président Barack Obama, et les chefs démocrates au Congrès Hakeem Jeffries et Chuck Schumer, ne lui ont pas encore offert leur soutien explicite.
Joe Biden, qui a fait l'annonce choc dimanche qu'il abandonnait la course à la Maison Blanche, a exhorté lundi les démocrates à se rallier autour de la candidature de sa vice-présidente.
"C'est la meilleure", a assuré le président, qui sera de retour à la Maison Blanche mardi après s'être isolé dans sa maison de vacances, la voix encore enrouée par le Covid.
Pour Bill Leiner, militant démocrate rencontré par l'AFP en Pennsylvanie, la candidature de Mme Harris relève de l'évidence.
"Il faut que ce soit Kamala Harris", a-t-il lancé. "Parce que si on ne choisit pas Kamala Harris, on perd l'élection."


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin