Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib. Photo ANI
Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, est arrivé mardi à New York pour prendre part à une réunion ouverte sur le Moyen-Orient qui se tient mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU sous la présidence du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et au cours de laquelle il prononcera une allocution au nom du Liban.
M. Bou Habib, qui s'était d'abord rendu à Washington, avait tenu une série de rencontres avec ses homologues koweitien, bahreini et arménien. Il s'est également entretenu avec les représentants permanents des Etats-Unis, de France, de Chine et du Royaume-Uni à l'ONU et devait s'entretenir mercredi avec ses homologues russe et iranien, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Lors de ces rencontres, le chef de la diplomatie libanaise a insisté sur « la nécessité d'une désescalade dans la région et au Liban-Sud, et sur l'importance d'appliquer pleinement la résolution 1701 », adoptée pour mettre un terme à la guerre de juillet 2006. Il a également mis en garde contre « les répercussions désastreuses dans le cadre d'une escalade ou d'une incursion israélienne au Liban », tout en appelant à un cessez-le-feu à Gaza et au Liban-Sud.
Le ministre des AE a par ailleurs évoqué la question des réfugiés syriens au Liban et insisté sur « la nécessité de trouver des solutions permanentes pour permettre aux Syriens de rentrer chez eux et de bénéficier des aides en Syrie ». Il a également proposé « un projet permettant à un groupe de déplacés de rentrer dans un groupe de villages en Syrie (...) ainsi qu'un allègement de la loi César », qui sanctionne tout gouvernement, toute entité ou personne qui traite avec le régime de Bachar el-Assad.


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