Des Palestiniens se rassemblent sur le site d'une frappe aérienne israélienne sur une école de l'ONU abritant des personnes déplacées,à Nusairat, dans le centre de la bande de Gaza, le 14 juillet 2024. REUTERS/Ramadan Abed
Le gouvernement du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a dénoncé dimanche les frappes israéliennes sur le sud de Gaza appelant le monde à ne pas rester silencieux face à un « massacre sans fin ».
« Le dernier bombardement dans la bande de Gaza, qui a tué des centaines d'innocents, est inacceptable », a déclaré la présidence brésilienne dans un communiqué. « C'est affreux de voir qu'ils continuent de punir collectivement le peuple palestinien. Des dizaines de milliers de personnes ont déjà été tuées dans des attaques successives depuis l'année dernière », ajoute la présidence. « Nous, les dirigeants politiques du monde démocratique, ne pouvons rester silencieux face à ce massacre sans fin », fait-elle valoir.
En huit jours, l'armée israélienne a bombardé à cinq reprises des écoles abritant des déplacés par la guerre. Israël affirme que le Hamas et d'autres groupes armés utilisent les écoles, hôpitaux et autres infrastructures publiques à des fins militaires. Le Hamas nie ces accusations. Samedi, selon le Hamas, des frappes israéliennes ont tué 92 Palestiniens dans le camp de déplacés d'al-Mawassi, près de Khan Younès, dans le sud du territoire. Israël a indiqué avoir visé dans le secteur de Khan Younès deux hauts dirigeants du Hamas, dont son chef militaire Mohammed Deif. Rafa Salama, commandant à Khan Younès du Hamas, a été tué dans cette frappe, a annoncé l'armée dimanche.
Lula, dont le pays préside cette année le G20, a accusé le gouvernement israélien de commettre un « génocide » à Gaza et l'ambassadeur brésilien en Israël a été rappelé. La guerre entre Israël et le Hamas a commencé le 7 octobre, lorsque des commandos islamistes ont tué 1.195 personnes, pour la plupart des civils, et en ont enlevé 251 dans le sud d'Israël, selon un décompte basé sur des données officielles israéliennes. En réponse, Israël a lancé une offensive qui a déjà tué 38.584 personnes à Gaza, également en majorité des civils, selon le ministère de la santé du Hamas, qui dirige le territoire palestinien depuis 2007.


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