Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, lors d'un sommet pour la paix en Ukraine, le 15 juin 2024 à Lucerne. URS FLUEELER/AFP
Le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan a accusé dimanche Israël de n'avoir "aucune intention de paix" à Gaza, lors d'une conférence de presse avec son homologue saudien en visite à Istanbul.
"Israël et Netanyahu commettent de nouveaux massacres chaque fois qu'il existe une atmosphère positive. Cela montre qu'ils n'ont en réalité aucune intention de paix, a martelé M. Fidan.
"Après l'attaque contre des civils à Khan Younès hier, nous comprenons que l'intention d'Israël n'est pas de mettre fin à ce conflit, mais de poursuivre sa politique d'extermination du peuple palestinien", a-t-il poursuivi.
Samedi, selon le Hamas, des frappes israéliennes ont tué 92 Palestiniens dans le camp de déplacés d'al-Mawasi, près de Khan Younès (sud), et selon la Défense civile fait 20 morts dans le camp de réfugiés d'al-Chati à Gaza-ville (nord).
De son côté, Israël a indiqué avoir visé dans le secteur de Khan Younès deux hauts dirigeants du Hamas, Mohammed Deif et Rafa Salama, respectivement chef de la branche armée et commandant à Khan Younès du Hamas, présentés comme "deux cerveaux du massacre du 7 octobre".
"Alors que l'accord de cessez-le-feu a été accepté, quand bien même avec difficulté, par le Hamas, Israël devrait l'accepter le plus tôt possible et mettre un terme à l'effusion de sang", a affirmé M. Fidan.
"Sinon, il y aura davantage de morts, de massacres et d'instabilité, et nous ne voulons pas voir cela", a-t-il ajouté.
Contrairement aux Etats-Unis, à Israël et à l'Union européenne qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, le président turc Recep Tayyip Erdogan affiche régulièrement son soutien au mouvement palestinien.
Dimanche, un haut responsable du Hamas a fait part à l'AFP de la décision du mouvement de se retirer des négociations indirectes en vue d'un cessez-le-feu, dénonçant les "massacres" israéliens "contre des civils non armés".
La guerre a éclaté le 7 octobre après l'attaque sans précédent du Hamas dans le sud d'Israël, qui a fait 1.195 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza dont 42 sont mortes, selon l'armée.
En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas, au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza, et a lancé une offensive qui a fait jusqu'à présent 38.584 morts, en majorité des civils, d'après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.
Le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan a accusé dimanche Israël de n'avoir "aucune intention de paix" à Gaza, lors d'une conférence de presse avec son homologue saudien en visite à Istanbul.
"Israël et Netanyahu commettent de nouveaux massacres chaque fois qu'il existe une atmosphère positive. Cela montre qu'ils n'ont en réalité aucune intention de paix, a martelé M. Fidan.
"Après l'attaque contre des civils à Khan Younès hier, nous comprenons que l'intention d'Israël n'est pas de mettre fin à ce conflit, mais de poursuivre sa politique d'extermination du peuple palestinien", a-t-il poursuivi.
Samedi, selon le Hamas, des frappes israéliennes ont tué 92 Palestiniens dans le camp de déplacés d'al-Mawasi, près de Khan Younès...


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