Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Diplomatie

Les négociateurs cherchent une alternative aux troupes israéliennes sur la frontière entre Gaza et l'Égypte

Des soldats israéliens à bord d'un char, près de la frontière entre Israël et Gaza, le 4 juillet 2024. Photo Reuters/Amir Cohen

Les négociateurs israéliens et égyptiens engagés dans les pourparlers sur un cessez-le-feu à Gaza discutent actuellement de l'installation d'un système de surveillance électronique le long de la frontière entre l'enclave palestinienne et l'Égypte, qui pourrait mener à un retrait des troupes israéliennes dans la zone entre les deux pays, notamment au poste-frontière de Rafah, selon trois sources, dont deux égyptiennes et une source au fait des discussions contactées par l'agence Reuters.

La question du maintien des forces israéliennes à la frontière est l'un des points qui bloquent un éventuel accord de cessez-le-feu, car le mouvement Hamas et l'Égypte, qui joue le rôle de médiateur dans les pourparlers, s'opposent à ce qu'Israël y maintienne une présence militaire. De son côté, l'État hébreu craint que si ses troupes quittent la zone appelée « corridor de Philadelphie », la branche armée du Hamas puisse faire passer clandestinement des armes et des fournitures de l'Égypte vers Gaza par des tunnels, ce qui lui permettrait de se réarmer et de menacer à nouveau Israël. Un système de surveillance, si les parties aux négociations se mettent d'accord sur les détails, pourrait donc faciliter la conclusion d'un cessez-le-feu, même si subsistent de nombreuses autres pierres d'achoppement.

Des discussions autour d'un système de surveillance à la frontière avaient déjà été signalées, mais Reuters rapporte pour la première fois qu'Israël s'engage dans ces conversations dans le cadre du cycle actuel de négociations. La source au fait du dossier, qui s'est exprimée sous le couvert de l'anonymat, a déclaré que les discussions portaient «essentiellement sur des capteurs qui seraient installés du côté égyptien du (corridor de) Philadelphie». « L'idée est évidemment de détecter les tunnels et tous les autres moyens utilisés pour tenter d'introduire clandestinement des armes ou des personnes dans la bande de Gaza ».

Les deux sources de sécurité égyptiennes, qui se sont également exprimées anonymement, ont indiqué pour leur part que les négociateurs israéliens avaient parlé d'un système de surveillance de haute technologie. Selon les deux sources égyptiennes, l'Égypte n'y est pas opposée, à condition qu'il soit financé par les États-Unis. Elles ont toutefois précisé que l'Égypte n'accepterait rien qui puisse modifier les accords frontaliers qu'elle a conclus avec Israël.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois démenti vendredi l'information selon laquelle l'armée israélienne envisageait de se retirer du corridor de Philadelphie, la qualifiant de « fake news ». Dans un communiqué, les services de M. Netanyahu ont affirmé qu'Israël « se maintiendra dans le corridor de Philadelphie ». « Des instructions ont été données dans ce sens aux équipes de négociateurs et ce point a été clarifié auprès des représentants américains cette semaine », ajoute le texte.

Lors d'un événement militaire jeudi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il ne pourrait accepter qu'un accord préservant le contrôle israélien de la frontière entre Gaza et l'Égypte, mais sans préciser si cela signifiait la présence physique de troupes.

Des pourparlers sont en cours au Qatar et en Égypte en vue d'un accord, soutenu par Washington, qui permettrait une pause dans les combats à Gaza et la libération des otages détenus par le Hamas. 


Cet article est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'une dépêche publiée en anglais par Reuters.

Les négociateurs israéliens et égyptiens engagés dans les pourparlers sur un cessez-le-feu à Gaza discutent actuellement de l'installation d'un système de surveillance électronique le long de la frontière entre l'enclave palestinienne et l'Égypte, qui pourrait mener à un retrait des troupes israéliennes dans la zone entre les deux pays, notamment au poste-frontière de Rafah, selon trois sources, dont deux égyptiennes et une source au fait des discussions contactées par l'agence Reuters.La question du maintien des forces israéliennes à la frontière est l'un des points qui bloquent un éventuel accord de cessez-le-feu, car le mouvement Hamas et l'Égypte, qui joue le rôle de médiateur dans les pourparlers, s'opposent à ce qu'Israël y maintienne une présence militaire. De son côté, l'État hébreu...