Le chancelier allemand Olaf Scholz à l'issue d'une visite à l'Office fédéral des migrations et des réfugiés à Nuremberg, en Allemagne, le 8 juillet 2024. Photo DANIEL LOEB
Le chancelier allemand Olaf Scholz a dit espérer lundi la formation d'"un gouvernement constructif" en France après des élections législatives qui ont contenu la menace de l'extrême droite et porté la gauche en tête mais sans majorité absolue.
"Tout le gouvernement allemand et moi sommes soulagés. Cela aurait été un grand défi si le président français avait dû accepter une cohabitation avec un parti populiste de droite", a déclaré le dirigeant social-démocrate (centre gauche) devant la presse. "Cela a été évité et maintenant nous espérons que le président mais aussi les députés élus réussiront à former un gouvernement constructif", a-t-il ajouté.
M. Scholz a dit aussi "se réjouir" du résultat dans l'optique de "la si importante amitié franco-allemande", considérée comme le moteur de l'Europe, et de la "bonne relation personnelle" qu'il entretient avec Emmanuel Macron.
La France se cherche une majorité parlementaire avant de désigner une personnalité capable de rassembler et de diriger un gouvernement.
Un casse-tête car ni le Nouveau Front populaire (NFP, gauche, autour de 190 sièges), ni le camp présidentiel (autour de 160 sièges), ni le RN et ses alliés (extrême droite, plus de 140 sièges) ne peuvent atteindre, seuls, la majorité absolue (289 députés).
"Nous observerons comment (...), dans cette situation très inhabituelle, un gouvernement se formera", avait plus tôt commenté le porte-parole du chancelier Steffen Hebestreit, au cours d'une conférence de presse, soulignant qu'Olaf Scholz aurait l'occasion d'en discuter avec Emmanuel Macron à Washington, pendant le sommet de l'Otan organisé de mardi à jeudi.
Le ministre allemand de l'Economie et vice-chancelier Robert Habeck a lui aussi exprimé sa satisfaction mais également son inquiétude. "Il est bon que les nationalistes ne soit pas toujours plus forts en Europe", a-t-il déclaré à la télévision privée WeltTV lundi, mais "rassurant serait un mauvais mot" pour décrire la situation.
La formation d'un gouvernement s'annonce "très difficile", donc "on ne peut pas dire que tout s'est bien passé", a estimé le ministre écologiste, ajoutant que "l'attention doit continuer de se porter" sur les évènements à venir en France.
L'Allemagne craignait l'impact d'une victoire du RN et d'une nomination de son président Jordan Bardella au poste de Premier ministre sur les relations entre les deux pays et sur l'Union européenne. M. Scholz s'était même dit "inquiet" avant le deuxième tour de dimanche, espérant qu'une majorité d'extrême droite ne se forme pas en France.
"Nous sommes avec nos camarades qui font tout pour que cela ne se passe pas. Nous sommes avec tous les démocrates en France", avait-il dit, à l'occasion d'une fête estivale du groupe parlementaire social-démocrate à Berlin.
Le chancelier allemand Olaf Scholz a dit espérer lundi la formation d'"un gouvernement constructif" en France après des élections législatives qui ont contenu la menace de l'extrême droite et porté la gauche en tête mais sans majorité absolue.
"Tout le gouvernement allemand et moi sommes soulagés. Cela aurait été un grand défi si le président français avait dû accepter une cohabitation avec un parti populiste de droite", a déclaré le dirigeant social-démocrate (centre gauche) devant la presse. "Cela a été évité et maintenant nous espérons que le président mais aussi les députés élus réussiront à former un gouvernement constructif", a-t-il ajouté.
M. Scholz a dit aussi "se réjouir" du résultat dans l'optique de "la si importante amitié...


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