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Dernières Infos - Guerre de Gaza

Le Hamas accepte de négocier sur les otages en l'absence d'un cessez-le-feu permanent

Des soldats israéliens en opération dans le sud de la bande de Gaza le 3 juillet 2024. Ohad Zwigenberg/AFP

Un haut responsable du Hamas a déclaré dimanche à l'AFP que le mouvement islamiste acceptait de négocier sur la libération des otages israéliens et de prisonniers palestiniens en l'absence d'un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza.

« Le Hamas exigeait l'accord d'Israël à un cessez-le-feu complet et permanent, comme condition avant de négocier », a-t-il dit, sous le couvert de l'anonymat, alors que la guerre à Gaza est entrée dans son dixième mois. « Ce point a été surmonté, les médiateurs s'étant engagés sur le fait que tant que les négociations sont en cours, le cessez-le-feu resterait en vigueur », a-t-il ajouté. « Le Hamas s'est rétracté de la condition qu'il avait posée sur un cessez-le-feu permanent et a accepté d'entamer des négociations », a-t-il encore déclaré, au moment où les efforts de médiation sont relancés pour parvenir à un cessez-le-feu.

D'après le haut responsable, le Hamas a informé les médiateurs qu'il souhaitait voir se réaliser trois étapes : d'abord l'entrée dans Gaza de 400 camions d'aide par jour, puis le retrait de l'armée israélienne du « couloir de Philadelphie et du point de passage de Rafah », qui se trouvent entre le sud de Gaza et l'Egypte puis une « phase finale » consistant notamment en un retrait complet du territoire palestinien. « La balle est dans le camp des Israéliens, s'ils veulent parvenir à un accord alors cela se produira très probablement », a déclaré cette source, estimant que les discussions pourraient prendre « de deux à trois semaines », « si tant est qu'Israël ne bloque pas les négociations comme précédemment ».

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, avait fait part mercredi de nouvelles « idées » pour mettre fin à la guerre, relançant le marathon diplomatique. Des émissaires israéliens retourneront ces prochains jours à Doha pour des pourparlers avec les médiateurs qataris, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, en soulignant la persistance d' « écarts » avec le Hamas. Selon le média égyptien Al-Qahera News, des discussions ont débuté en Égypte.

Le haut-responsable du Hamas a indiqué dimanche qu'il n'y avait « pas encore de date » pour qu'une délégation du Hamas se rende en Égypte. D'après lui, la Turquie fait également « de grands efforts ». « Une délégation de haut rang s'est rendue en Turquie pour des discussions la semaine dernière », a-t-il dit à l'AFP.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a entraîné la mort de 1.195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive militaire d'envergure sur le territoire palestinien qui a tué 38.153 Palestiniens, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.

Un haut responsable du Hamas a déclaré dimanche à l'AFP que le mouvement islamiste acceptait de négocier sur la libération des otages israéliens et de prisonniers palestiniens en l'absence d'un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza.« Le Hamas exigeait l'accord d'Israël à un cessez-le-feu complet et permanent, comme condition avant de négocier », a-t-il dit,...