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Lifestyle - Exposition

À la British Library, 500 ans de musiques noires

À la British Library, 500 ans de musiques noires

Une exposition qui rend hommage à la musique britannique noire. Photo tirée du site officiel de la British Library.

Quel est le point commun entre une bouteille de champagne signée par Stormzy, un diapason de Beethoven et un déguisement de paon géant ? Tous sont exposés à la British Library à Londres pour une exposition rendant hommage aux musiques noires au Royaume-Uni.

« Beyond the Bassline: 500 Years of Black British Music » (« Au-delà de la ligne de basse : 500 ans de musique britannique noire ») est la première exposition consacrée à la riche histoire de la musique des communautés d’origine africaine et caribéenne au Royaume-Uni. Avec cette exposition, qui a démarré en avril et fermera ses portes le 24 août, la British Library voulait « faire tomber des barrières », en attirant « des jeunes, des fans de musique, des gens d’origines africaine et caribéenne », un public qui ne s’est pas toujours senti le bienvenu dans des institutions comme celle-ci, explique la conservatrice Aleema Gray.

L’exposition traverse les genres musicaux, du classique au gospel et au jazz en passant par le reggae, la musique jungle et l’afroswing pour raconter l’influence des musiciens, des créateurs et des artistes noirs britanniques depuis plus de 500 ans. Elle se divise en cinq sections, qui démarrent avec la partie « Océan », explorant le lourd passé colonial de la musique noire britannique, et se termine par « Cyberspace », qui examine l’impact moderne de la technologie et la popularité croissante des artistes noirs britanniques.

Chaque section est accompagnée d’enregistrements, d’images animées et de collaborations artistiques avec des organisations communautaires de tout le Royaume-Uni.

L’exposition présente environ 300 objets parmi lesquels le diapason offert par Beethoven au violoniste noir George Bridgetower, qui a vécu de 1778 à 1860. Elle évoque John Blanke, le trompettiste noir qui a joué à la cour du roi Henri VIII au début du XVIe siècle, les clubs de jazz du quartier de Soho à Londres, l’évolution du reggae britannique.

Six millions d’enregistrements

« J’ai envie de voir (l’exposition) comme un voyage (...) à travers le temps et l’espace », explique Aleema Gray, qui a été recrutée spécifiquement pour ce projet proposé à l’origine par le musicien et universitaire Mykaell Riley, lauréat d’un Grammy, dans le cadre d’un partenariat entre l’Université de Westminster à Londres et la bibliothèque.

La British Library possède plus de six millions d’enregistrements dans ses archives, soit l’une des plus grandes collections de sons au monde. Aleema Gray a voulu mettre en avant la prédominance de Londres sur la scène musicale noire.

Parmi les contributions figurent une vidéo de danse tournée sur la côte galloise par le groupe Jukebox Collective de Cardiff, ainsi qu’une installation aux allures d’église célébrant l’influence de la foi et de la religion sur la musique noire britannique. La conservatrice a été très touchée par l’accueil réservé par le public à l’exposition, en particulier par les musiciens et les jeunes. « J’ai vu tant de musiciens venir ici et dire « Nous n’avons jamais été reconnus (auparavant) » », raconte-t-elle. Beaucoup se sont sentis honorés de voir leur histoire exposée à la British Library et cela représente « l’une des plus grandes réussites de l’exposition », se félicite la conservatrice.

Naomi STOCKLEY/AFP

Quel est le point commun entre une bouteille de champagne signée par Stormzy, un diapason de Beethoven et un déguisement de paon géant ? Tous sont exposés à la British Library à Londres pour une exposition rendant hommage aux musiques noires au Royaume-Uni.« Beyond the Bassline: 500 Years of Black British Music » (« Au-delà de la ligne de basse : 500 ans de musique britannique noire ») est la première exposition consacrée à la riche histoire de la musique des communautés d’origine africaine et caribéenne au Royaume-Uni. Avec cette exposition, qui a démarré en avril et fermera ses portes le 24 août, la British Library voulait « faire tomber des barrières », en attirant « des jeunes, des fans de musique, des gens d’origines africaine et caribéenne », un public qui ne...
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